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 Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"

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MessageSujet: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Mar 21 Fév - 15:38

Deux personnes s’avancèrent dans la pièce noire dont les volets empêchaient la lumière du soleil de pénétrer. Une discrète petit ampoule s’alluma alors au fond du salon, assez loin du tas de matelas pour ne pas les déranger.

- Ils dorment toujours…

- Ce n’est pas grave, on est dimanche… Essayons de ne pas faire trop de bruit en déjeunant !

- Ou bien on les réveille…

- Ils sont jeunes ! Laisse-les dormir !

Pas encore tout à fait réveillé et avec un léger brouillard persistant dans son esprit, Jon ne réussit à saisir le sens que de la dernière phrase prononcée par la femme inconnue. Dormir… Quelle bonne idée. L’islandais laissa échapper un léger bâillement avant de s’étirer discrètement sous la couette. Mais au fait, où était-il ? Alex était avec lui et dormait toujours, un bras sur le torse du musicien, et ne semblait pas prêt de se réveiller malgré les quelques bruits qui parvenaient à leurs oreilles depuis la cuisine. Après quelques instants de réflexion, les souvenirs de la veille finirent par retrouver leur chemin jusqu’aux pensées de l’islandais. Il était donc chez Sheila, Aslander et Lynda, des irlandais rencontrés… La veille. Le réveil n’était pas toujours la partie la plus drôle des soirées. Et d’ailleurs, ils ne l’avaient pas passé seuls. N’osant pas bouger pour ne pas réveiller Alex, Jon n’arrivait pas à apercevoir Karl ni sa jeune amie, mais vu le peu de mouvement dans la pièce, ils devaient encore être plongé dans les bras de Morphée. De toute manière, peu importe où il se réveillait, il faisait chaud sous le sac de couchage et l’islandais était bien installé dans les bras du jeune américain. Vraiment, il n’avait aucune envie de bouger, surtout pour se retrouver en tête à tête avec les interrogateurs professionnels qu’étaient les parents de la jeune irlandaise, dont il se souvenait enfin. Ils étaient, certes, très gentils, mais il ne valait mieux pas se retrouver avec eux sans Alex pour soutenir une conversation potable. Le seul problème était que, maintenant, une odeur de pain grillé flottait dans la pièce et le ventre de Jon commença à gargouiller légèrement. Il avait faim. Quel horrible dilemme ! Finalement, le flegme islandais fut le plus fort et Jon referma les yeux avant de poser sa tête contre celle de son petit copain, prêt à se rendormir.

- * Jooooon ! *

Le sort avait donc décidé de l’empêcher de dormir, c’était un fait. Jon ferma les yeux avec plus d’insistance et soupira discrètement.

- * Aie… Ne crie pas comme ça s’il te plait… *

Le goupil sembla s’esclaffer.

- * Ah ouais… Pardon… *

- * Bon… Tu veux quoi animal stupide ? Laisse-moi dormir… *

- * Hum… J’ai faim. *

- * Rha ! Morfal… C’est pas possible… Bah attends un peu, moi je dors ! *

- * Dis plutôt que tu sais pas te débrouiller sans Alex ! *

- * Va mourir… *

- * Compagnon indigne ! *

Mais Jon préféra ignorer les remarques suivantes du goupil et fredonna doucement une chanson.

- Mhhh… Von ?

- Hein ?

- C’est Von que tu chantes…

Jon esquissa un sourire tandis qu’Alex ouvrit doucement les yeux et leva discrètement la tête vers son ami.

- Ouais… Et c’est la faute de… Von…

- Je pense que pour quelqu’un d’autre, cette discussion semblerait… Incompréhensible.

- Par chance, il n’y a que nous deux !

Mais tandis que les deux garçons allaient s’embrasser en guise de bonjour, des bruits se firent entendre dans la pièce, juste à côté d’eux. Apparemment, leurs deux voisins semblaient réveillés, ou alors ils étaient somnambules.

- Tout le monde a l’air réveillé…

- On se lève ?

- Je sais pas… J’aime bien trainer au lit…

Jon esquissa un sourire et se redressa alors, obligeant Alex à faire de même. En quelques instants, les deux garçons furent debout et plièrent leur couette sur le matelas. Puis, ils se dirigèrent doucement et sans bruit vers la table au fond du salon où étaient assis les irlandais.

- * Gagné ! *

- * Chuuuuut… *

- Bonjour !

Une fois de plus, Jon répéta les paroles de son petit ami en essayant de faire abstraction de la voix dans sa tête et cela donna un résultat assez étrange et inaudible. De toute manière, au vu de la coiffure qu’il devait arborer, les irlandais devaient simplement penser qu’il n’était pas encore réveillé, ce qui n’était pas si faux.

- Heu… S’il vous plait ? Ou se trouve la salle de bain ?

La mère de Lynda se leva alors avec un grand sourire, abandonnant pour quelques instants son petit déjeuner.

- Suivez-moi !

La jeune femme guida alors les deux garçons à travers la maison jusqu’à l’étage, devant une belle porte de bois naturel vernis.

- C’est ici… Je vous laisse !

Et avec toujours la même énergie, la mère de Lynda redescendit les marches, veillant tout de même à ne pas faire de bruit pour éviter de réveiller sa fille et son nouvel ami. Les deux garçons pénétrèrent alors dans la salle de bain et refermèrent ensuite la porte derrière eux. Ils se regardèrent ensuite et échangèrent un sourire complice avant de vaquer à leurs besoins dans la petite pièce décorée de bleu pâle et de bois. Jon s’approcha du lavabo, une vasque transparente, et se rafraichit le visage avec de l’eau tandis qu’Alex s’occupait dans son coin. Puis, l’islandais se passa les mains sur les joues avant d’avaler quelques gorgées pour étancher sa soif naissante. Enfin, il jeta un rapide coup d’œil à la glace et arrangea sa coupe de cheveux qui avait à peu près survécu à une folle journée et à cette nuit assez insolite.

- Heureusement que je me suis rasé et que j’ai pris une douche hier…

L’américain s’approcha de son ami et posa sa main sur son épaule en se plaçant à ses côtés.

- Comme pour moi… T’as fini ?

- Je suis déjà habillé alors… Et toi ?

Alex secoua ses cheveux d’une main et s’étira.

- Ouais !

L’américain s’en fut alors de la pièce, toujours suivit pas Jon, et ils descendirent dans le salon où les deux adolescents dormaient toujours sur leur matelas. Les garçons se faufilèrent jusqu’à la table et échangèrent quelques mots avec Sheila et Aslander avant de se diriger dans la cuisine pour se trouver quelque chose à manger.

- Super smoothie ?

- Ouais !

Jon et Alex repartirent alors une fois de plus dans leurs délires cuisiniers et commencèrent à mixer dans leur coin des fruits pour faire leur jus du matin. Une fois l’étrange liquide vert versé dans deux verres, ils lavèrent le mixeur tout en faisant griller du pain. Puis, ils versèrent un peu du café déjà préparé, dans deux bols et étalèrent bu beurre sur leurs morceaux de pain grillés.

- * Jon j’ai toujours faim ! *

- * Ouais… Ouais… *

L’islandais cuisina alors rapidement un déjeuner complet pour son compagnon et celui de son petit copain avec les restes du frigo. Le renard remercia Jon et se jeta sur la nourriture avec appétit. Après une bonne dizaine de minutes, l’islandais et son petit ami ressortirent donc avec leurs verres, un bol de café et des tartines de beurres. Karl et Lynda venaient, apriori, à peine de se réveiller et se tenaient debout près de la table, conversant avec les irlandais. Les deux garçons posèrent leur petits déjeunes à leurs place de la veille et s’installèrent à la table avec leur bonne humeur habituelle.

- Salut !

- Bien dormi ?


¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Mer 22 Fév - 1:28

Une lumière rouge. Une lumière bleue. Un son grave et vibrant. Des personnes, des ombres tout autour d’un jeune homme. Un éclair clair et lumineux. Un visage. Un joli visage d’ailleurs. Un beau minois qui s’approche lentement et vient embrasser le jeune homme sur ses lèvres. Qui est ce jeune homme ? Il me dit quelque chose… Karl, c’est moi ! Ce beau visage près du mien, à qui est-il ? Il me semble familier, et tout frais dans ma mémoire. Ca y est, je me souviens. Une irlandaise… Lynda. Je l’ai rencontrée hier. On a passé une soirée merveilleuse ensemble. Dansons mon bel amour ! Quelle est cette musique ? Hmm, on s’en fout. Tiens, les lumières se coupent. J’ai quelque chose de tout doux dans mes bras. Hmmm c’est tout chaud en plus. Tiens, quelque chose me tient aussi. Ah oui, je me souviens, je fais un beau rêve où je suis dans ses bras. Ou bien j’ai fait une crise cardiaque quand elle m’a embrassé et je suis au paradis depuis. Je soulève une paupière ? Non. Autant en profiter encore un petit peu si c’est qu’un rêve. Moui, mais si c’est réel ? Ca pourrait être un autre bonheur ! Hmm la flemme de me lever. Je suis déjà debout. Je la tiens dans mes bras pour une autre danse. Ca pulse bien dans cette discothèque dis-donc ! S’embrasser sans arrêt, ne pas quitter sa bouche… un filet d’air doux passe dans mes oreilles. Ah non, c’est dans mon cou. Hmm, ça me semble bien réel ça. Allez les paupières, on se lève ! Alleeeeeez, on peut le faire ! Aaaah, enfin !

L’allemand entrouvrit ses yeux pour se retrouver face au visage de l’irlandaise encore assoupie, dont la respiration tranquille se glissait tout doucement sur la peau du jeune homme. Et non, il ne rêvait pas, et il berça tendrement son amie dans ses bras avant de l’embrasser sur sa bouche pour la réveiller. Quelques secondes après le contact entre leurs lèvres et la jeune fille lui rendit son baiser tout en se réveillant. Une minute plus tard, leurs visages se séparèrent tandis que leurs yeux pétillaient de vie.

’’Bonjour !’’

’’Salut toi ! Passé une bonne nuit ?’’

’’Très bonne et toi ?’’

’’Parfaite…’’

Les deux amoureux se sourirent à leur échange qui en disait long sur leur état… ils ne s’étaient toujours pas remis de leur soirée de la veille les deux là… mais bon, c’était compréhensible, on ne reçoit pas un coup de foudre dans la gueule tous les jours non plus !

’’Ils sont réveillés derrière toi ? Je les entends pas.’’

Karl pivota sur le côté, sa copine le serrant dans ses bras entre autre pour qu’il ne tombe pas. Puis il se retourna et déposa un court baiser sur les lèvres de son ami avant de faire son rapport.

’’On est tous seuls. Mais je crois que j’entends tes parents pas loin, non ?’’

En effet, des paroles provenaient d’un endroit de la pièce, plusieurs mètres plus loin, la voix d’Alex s’en distingua par ailleurs à un moment, confirmant le fait qu’ils étaient réveillés, les deux vieux.

’’Mouii, mais j’ai pas envie de me lever moi…’’

’’Hmm moi non plus, je me sens bien comme ça…’’

Et les deux adolescents profitèrent de leur moment d’intimité rêvée pour se câliner longtemps et amoureusement, avant qu’une voix s’élève dans la tête du jeune homme. Une voix… disons… sarcastique ? Non, trop méchant… ironique ? Je n’irais pas jusque là… allez, moqueuse !

’’*Bon, quand vous aurez fini de vous réveiller, on pourra aller manger dites ?*’’

’’*Est-ce moi ou j’ai entendu un estomac sur pattes parler ?*’’

’’*Non, mais ce n’est pas un rêve non plus. C’est bien moi qui parle, j’ai la dalle, et ça fait déjà une demi-heure que j’attends que tu te réveilles !*’’

Le griffon ne semblait pas de très bonne humeur ce matin là, mais il est vrai que causer nourriture avec lui quand il avait faim relevait de mission impossible.

’’*Bon… on va se lever, d’accord. Deux minutes ?*’’

’’*Trente secondes.*’’

Karl se résigna un instant à trouver une raison (valable) pour se lever et quitter les bras de son amie, avant de rouler sur le côté avec l’irlandaise pour se retrouver sur le sol, enroulés l’un contre l’autre dans la couverture.

’’*Rassure moi, vous le faites exprès hein ?*’’

’’*J’y peux rien mon vieux, je l’ai pas vue venir !*’’

’’*Pfff… bon, je vais attendre, j’ai compris… mais si vous êtes trop longs, je bouffe son chaton !*’’

Karl se dit que son compagnon rigolait, avant de se souvenir qu’il était carnivore et que son appétit était environ le double de l’adolescent, le poussant à se lever quand même.

’’Hmm on se lève et on va manger ?’’

Et à son grand soulagement, sonnant comme le glas de la liberté pour Dragniz, l’irlandaise approuva.

’’Moi je veux bien, on n’a pas mangé depuis hier soir et la nuit a été courte quand même…’’

Un petit rire en coin et un sourire illuminant leur visage, alors que les deux jeunes gens se souvenaient de leur soirée précédente, ils sortirent lentement du sac de couchage/couette pour se redresser debout, l’un en face de l’autre. L’allemand était quand même un peu plus grand que Lynda, mais c’était juste le bon écart pour pouvoir s’enlacer sans soucis, l’adolescente posant son visage sur le haut de la poitrine du jeune homme, les deux s’enlaçant fort l’un contre l’autre.

’’*On va dire que vous avez fait le plus dur… on peut aller manger maintenant ?!*’’

’’*Oui Dragn’, on y go !*’’

’’*Aaaah, enfin ! Mangeeeeeeeeeer !!!*’’

Enfin, ils se séparèrent et repliant le sac de couchage sur le matelas, Karl récupérant ses affaires laissées sur le fauteuil, les deux amoureux se dirigèrent vers le fond de la pièce d’où provenaient les sons de conversation entre les deux parents. Heureusement, comme la lumière illuminant la table du salon n’était pas très forte pour ne pas déranger les dormeurs, les deux parents, plongés dans leur échange verbal, n’avaient pas vu les échanges affectueux de leur fille et de son copain. Arrivant à la lumière, ils s’arrêtèrent quelques instants dans leur avancée le temps de s’habituer à la luminosité de la l’ampoule, avant de saluer les propriétaires de la maison.

’’Bonjour !’’

’’Coucou papa et maman !’’

’’Bien le bonjour vous deux !’’

’’Bonjouur ! Ca va ? Bien dormi ?’’

Les deux amoureux répondirent à l’affirmative, et après quelques échanges de politesse au lever du lit plus tard, ils virent le troisième couple de la maison arriver avec leur petit déj’ depuis la cuisine et s’installer à la table à leurs places de la veille au soir.

’’Salut !’’

’’Bien dormi ?’’

’’Ca va bien, merci !’’

’’Pareil pour moi, un peu courte mais bonne.’’

’’Bon, ben, comme vous avez tous de quoi manger, on va aller se chercher quelque chose aussi ! On revient !’’

’’Et vous passerez vous mettre un coup d’eau sur le visage aussi en passant !’’

’’Ouiiii maman !’’

En rigolant et en prenant la main de son ami dans la sienne, le jeune couple s’en alla dans la cuisine, Dragniz se faufilant à leur suite, discrètement. Arrivés dans la cuisine, Karl aperçut Von et Kara en train de prendre leur petit-déjeuner eux-aussi, faisant grogner son ventre un peu fort, ce qui fit rire un peu son amie. Ils prirent de quoi manger, prenant une bouteille de jus d’orange et du lait dans une main, et deux tasses dans l’autre pour l’allemand, et l’irlandaise se chargea de prendre un sachet de brioches, de la confiture et de la pâte au chocolat à tartiner. Ils firent alors un bref passage dans le salon pour déposer à leurs places la nourriture de leur petit-déjeuner et se dirigèrent vers les escaliers.

’’*Snif snif… et moi ?*’’

’’*T’inquiète pas mon vieux, je t’oublie pas ! J’arrive !*’’ et s’adressant à son amie ’’Heuu, je crois que j’ai oublié quelque chose en bas, attends moi en haut, je reviens rapidement !’’

Et pendant que son amie continuait à monter les escaliers, il se glissa dans la cuisine où l’attendait le griffon impatiemment. Il chercha de quoi nourrir le morfal et finit par lui laisser une quantité raisonnable de viande.

’’*Tu vois que je pense encore à toi !*’’

’’*Bon, d’accord, pardonné…*’’

’’*Merciiiiiiii ! Bon appétit !*’’

Et l’allemand vint se blottir tout contre la fourrure de plumes de son compagnon pour le serrer dans ses bras pour donner un peu de douceur à son ami tout de même…

’’*Allez, file !*’’

L’allemand ne se fit pas prier et courut pour rejoindre sa dulcinée qui l’attendait devant l’entrée de la salle de bain. Elle ne posa pas de question et ferma la porte derrière eux. Ils se passèrent un coup d’eau sur le visage et s’essuyèrent ensuite avec des serviettes propres, puis profitèrent de leur dernier moment juste à eux deux avant quelques temps probablement en s’embrassant à nouveau et en se berçant l’un contre l’autre pendant plusieurs minutes. Enfin, leurs ventres grognant plus fort que le reste, ils s’en allèrent pour retrouver les autres dans le salon. Les volets avaient été ouverts durant leur absence et la discussion semblait battre son plein quand ils arrivèrent, mais ils cessèrent de parler à leur arrivée. Se sentant un peu gênés, les deux jeunes s’assirent à leurs places et commencèrent à manger. Au bout de leur deuxième tartine chacun, ils décidèrent tout de même d’ouvrir le dialogue entre les membres à table.

’’Vous avez prévu de faire quoi vous aujourd’hui ?’’

Et comme d’habitude, la mère de l’irlandaise fut rapide à la détente et la première à répondre.

’’Et bien, Aslander et moi, nous comptions faire une balade dans l’après-midi… mais sinon, on est dimanche, donc repos pour nous deux !’’

’’*J’approuve ! Dimanche, jour de repos, de repas, et de dodo ! Je commence à vraiment les apprécier tes beaux-parents tu sais !*’’

’’*Ce ne sont pas mes beaux-parents encore !*’’

’’*Hahaha, tu t’es trahi ! Tu as dis ‘’pas encore’’ !*’’

Et essayant d’oublier les commentaires railleurs de son compagnon dans sa tête, Karl répondit à la question de son amie.

’’Ben, moi je n’avais rien de prévu à la base pour le week-end… donc je sais pas, vous comptiez faire quoi vous ?’’

Cette dernière question s’adressant aux deux hommes en face d’eux, l’attention générale se dirigea sur eux, même si les deux adolescents continuaient de prendre leur repas tranquillement, l’un à côté de l’autre.

[HRP]Et c’est reparti pour deux mois de RP !!! Yeaaaaappeeeeh !!! \o/ [/HRP]

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Quand un artiste prend ses ailes pour s'envoler dans un monde fantastique... ça donne ça !



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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Jeu 23 Fév - 0:38

Karl et Lynda se tenaient près de la table faiblement éclairée, arborant tous les deux un immense sourire et restant proche l’un de l’autre. Visiblement, ils étaient toujours sur leur petit nuage. Jon esquissa à sourire. Cela ne faisait qu’attiser un peu plus la bonne humeur générale du petit groupe, même si à cette heure-ci, elle n’était pas encore totalement réveillée.

- Ça va bien, merci !

- Pareil pour moi, un peu courte mais bonne.

- Bon, ben, comme vous avez tous de quoi manger, on va aller se chercher quelque chose aussi ! On revient !

- Et vous passerez vous mettre un coup d’eau sur le visage aussi en passant !

- Ouiiii maman !

Et en effet, la jeune irlandaise saisit la main de son ami et l’entraîna dans la cuisine tandis que Jon avalait tranquillement une gorgée de smoothie. D’une certaine manière, Sheila rappelait sa propre mère à l’islandais. Alex avait déjà fini son repas et semblait prendre une légère pause dans son déjeuner, technique très utilisée les dimanches matins pour profiter de la journée et, au passage, bien digérer. Quelques bruits dans la cuisine trahissaient les mouvements des deux adolescents en train de préparer leur repas. L’islandais espéra avoir assez bien dissimulé la nourriture des deux compagnons mais le silence de la part de Von le rassura. Jon termina son verre et commença à mordre dans l’une de ses tartines. L’ambiance dans le salon était paisible et chacun se concentrait plutôt sur son déjeuner, ce qui, pour finir, arrangeait bien le musicien. Puis, Karl et son amie vinrent déposer leurs affaires, des tasses et divers aliments, sur la table avant de disparaitre dans le couloir. L’islandais les regarda passer d’un coup d’œil et préféra se concentrer sur le fait de ne pas renverser le bol de café qu’il tenait maintenant en l’air. Au contact du liquide chaud et corsé, Jon ne put retenir une discrète exclamation qui fit sourire les parents de l’irlandaise de même que son petit ami.

- Ég elska kaffi !

Puis, Karl fit une apparition soudaine dans la pièce et retourna discrètement dans la cuisine, sous le regard interrogateur des membres attablés. Jon se demanda ce que le jeune allemand pouvait bien faire dans la cuisine lorsqu’il vit passer l’immense compagnon à la suite du garçon. Quelques instants après, une voix moqueuse retentit dans sa tête.

- * Ça me rassure… Il y a pire que toi ! *

L’islandais renchérit alors, un sourire aux lèvres.

- * Ne te plains pas alors ! *

Et, hilare, Jon avala de nouveau une gorgée de café avant de s’occuper de ses morceaux de pain beurrés. L’allemand repassa dans l’autre sens et se dépêcha de rejoindre l’étage supérieur où devait l’attendre Lynda.

- Alors, vous avez passé une soirée agréable ?

Alex reposa son bol de café et échangea un regard amusé avec son compagnon avant de concentrer son attention sur les parents de Lynda.

- Hé bien oui… C’était sympa…

La mère de la jeune irlandaise afficha un léger sourire tandis que son mari s’était levé pour ouvrir les volets du salon. Jon continuait tranquillement de manger son déjeuner et Von, qui avait quant à lui fini, venait de revenir dans la pièce pour s’allonger sur le canapé. La douce lumière du soleil pénétra bientôt dans le salon et Aslander s’en fut alors éteindre la lumière avant de revenir s’assoir à la table.

- Et vous n’avez pas eu trop de mal à dormir à deux sur un seul matelas ?

Les deux garçons furent amusés par cette remarque, se rappelant les quelques nuits qu’ils avaient déjà passés en sac de couchages et serrés les uns contre les autres.

- Non, ça va… On finit par prendre l’habitude.

Une fois encore, la remarque du jeune américain semblait intriguer le couple d’irlandais.

- Ah bon ?

Et une fois encore, Alex fut obligé d’enrober la réalité, la dissimulant mais toujours sans mentir. Il suffisait de rester évasif.

- Ce n’est pas toujours facile de trouver… Un endroit pas cher et confortable pour dormir en Islande lorsqu’on se promène un peu…

Mais avant que les deux irlandais puissent ajouter quelque chose, Karl et Lynda reparurent dans la pièce et la discussion s’arrêta là. Les adolescents semblèrent d’ailleurs légèrement gênés d’avoir ainsi coupé court à l’échange mais Jon parut quelque peu soulagé que les parents de Lynda ne puissent creuser le sujet de discussion qu’Alex venait de leur présenter. Un silence s’installa alors entre les membres présent dans la pièce et tous en profitèrent alors pour terminer, ou commencer pour certain, leur déjeuner. Une fois ses morceaux de pain terminé, l’islandais glissa quelques mots à son petit ami, sans que les autres ne le remarque.

- Certaines tournées furent… Mémorables…

- Ouais ! Surtout dans le bus…

- Ohw… Je me rappelle la tournée pour Heima…

Et la discrète discussion entre les deux amoureux se termina par l’échange d’un sourire complice et, s’ils avaient pu, d’un baiser. Jon retourna s’occuper de son bol de café et s’apprêtait à le finir lorsque Lynda décida de briser le silence qui s’était installé depuis quelques temps déjà.

- Vous avez prévu de faire quoi vous aujourd’hui ?

Apparemment, la remarque de sa fille avait eu pour effet de réveiller Sheila de son mutisme et, comme d’habitude, elle fut la première à répondre.

- Et bien, Aslander et moi, nous comptions faire une balade dans l’après-midi… mais sinon, on est dimanche, donc repos pour nous deux !

Karl enchaîna alors quelques secondes après tandis que Jon finissait son café et qu’Alex s’asseyait plus confortablement sur sa chaise, son bol vide devant lui.

- Ben, moi je n’avais rien de prévu à la base pour le week-end… Donc je sais pas, vous comptiez faire quoi vous ?

Et le jeune allemand reporta alors son attention sur les deux garçons en face de lui, attendant une réponse à sa question. Les parents de Lynda et la jeune femme firent de même et tous les regards furent bientôt tournés vers Jon et Alex. L’islandais, qui avait toujours son bol de café dans les mains, en profita alors pour se cacher derrière en avalant la dernière gorgée et laissa cette fois encore, Alex répondre. Cela ne sembla pas vraiment déranger le jeune homme car la question était simple et à force, il avait l’habitude.

- Hé bien… On n’avait pas prévu grand-chose… Peut-être jouer un peu dans la salle de Jon…

L’islandais reposa son bol et passa discrètement la langue sur ses lèvres pour enlever toute trace de café.

- * Vous n’aviez pas prévu de profiter de votre après-midi ensemble plutôt ? *

- * Si… Mais depuis, hier, il s’est passé plein de trucs alors… *

- * Vous ne voulez pas les abandonner ? *

- * On peut dire ça… *

- * C’est gentiiil ! *

Jon leva les yeux au ciel à la remarque quelque peu ironique de son compagnon.

- Vous avez bien dis que vous étiez des professionnels ?

- Hum… Oui…

La question de la mère de Lynda intrigua les deux garçons qui se demandaient s’ils n’avaient pas fait une bêtise en disant qu’ils voulaient jouer.

- Et vous comptiez enregistrer des musiques ? Vous avez le matériel ?

- Hé bien oui… Et… La salle à Khyssian est bien équipée…

Alex glissa alors sa main sous la table et s’en fut saisir celle de Jon, tentant par la même occasion de lui faire dire quelque chose en exerçant de légères pressions.

- Hein… Heu oui… Il y a suffisamment de matériel et… De bonne qualité…

Une fois de plus, les réponses apportées par les deux garçons semblèrent faire plaisir à la mère de Lynda qui, visiblement, avait quelque chose derrière la tête.

- Lynda ? Tu ne voulais pas voir une salle d’enregistrement ? Ni comment des musiciens enregistrent ?

Puis, elle se tourna de nouveaux vers Jon et Alex.

- Enfin si cela ne vous dérange pas bien sûr !

Les deux garçons firent non de la tête, signifiant que si les deux adolescents voulaient les accompagner, il n’y avait aucun problème. De toute manière, Karl devait rentrer avec eux.



[HRP] Hé bien ça promet... XD Enfin je suis toujours partant ! [/HRP]


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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Jeu 1 Mar - 1:15

L’islandais continua de déjeuner comme si personne ne le fixait des yeux avec insistance, se planquant derrière la mixture obscure qu’il était en train de boire, sûrement du café, obligeant une fois de plus – mais les deux amoureux ne devaient pas garder le compte – son petit ami à répondre à sa place. Etrangement, cela ne semblait pas lasser le jeune américain, qui ne tarda pas à donner sa, enfin, leur réponse.

’’ Hé bien… On n’avait pas prévu grand-chose… Peut-être jouer un peu dans la salle de Jon…’’

L’islandais s’arrêta un moment de boire (son café) et l’allemand l’observa lever les yeux au ciel quelques secondes après les paroles de son ami. Le renard avait sûrement encore dit quelque chose… mais bon, tant pis. En tout cas, la déclaration d’Alex sembla relancer la mère de Lynda à la charge sur les deux musiciens.

’’Vous avez bien dit que vous étiez des professionnels ?’’

’’Hum… Oui…’’

’’*Ah ah ah… ils sont malins ces deux là… dis voir, on leur dit quand qu’on sait pour leur vraie carrière ?*’’

’’*Hmm… on va attendre encore un peu, voir s’ils craquent… ou bien à un moment où on est seuls ? Tu penses quoi toi ?*’’

’’*Moi je m’en fous, je trouve ça drôle ! Mais je dirais plutôt la deuxième, les pauvres, ils sont incapables de tenir un secret bien longtemps j’ai l’impression…*’’

’’*Ok, je vais faire comme ça alors. D’ailleurs, t’as fini ton p’tit déj toi ?*’’

’’*Ouais, ouais… presque fini… mais c’est rudement bon, merci !*’’

L’allemand n’eut pas le temps d’ajouter quelque chose, car Sheila avait décidé d’attaquer selon un angle différent Jon et Alex.

’’Et vous comptiez enregistrer des musiques ? Vous avez le matériel ?’’

’’Hé bien oui… Et… La salle à Khyssian est bien équipée…’’

Lynda et son voisin sourirent en voyant quelques mouvements sous la table du côté des deux hommes assaillis de toute part par l’irlandaise, gestes peu visibles qui se traduisirent tout de même par une réaction timide, voire quasi… inutile de l’islandais.

’’Hein… Heu oui… Il y a suffisamment de matériel et… De bonne qualité…’’

Mais la mère de Lynda sembla se contenter de ces réponses, même si l’allemand se doutait qu’elle tenterait d’en savoir un peu plus une autre fois. Ce qui voudrait dire une autre journée tous les sept ! Yahouuuuu ! Et avec Lynda surtout…

Sheila se tourna vers sa fille avec un air entendu, avant même d’avoir dit sa phrase.

’’Lynda ? Tu ne voulais pas voir une salle d’enregistrement ? Ni comment des musiciens enregistrent ?’’

Et se tournant vers les deux jeunes hommes, par politesse surtout, sachant déjà ce qu’ils allaient lui répondre, elle ajouta :

’’Enfin si cela ne vous dérange pas bien sûr !’’

Alex et Jon firent signe de la tête qu’il n’y avait pas de soucis pour que les deux adolescents rentrent avec eux, même si de tout de manière, Karl devait rentrer avec eux ! Il ne savait pas trop comment retourner à Khyssian autrement…

’’J’imagine qu’on y va une fois qu’on a fini de manger ?’’

Karl regarda sa montre qui indiquait… déjà près de 11h du matin !

’’Vu l’heure qu’il est, je pense que ça peut attendre après le déjeuner, non ?’’

Et cette question était surtout destinée aux parents de l’irlandaise qui les gardaient chez eux depuis la veille.

’’Pas problème pour moi, vous pouvez rester avec nous ! On va trouver un repas pour nous tous je pense… Sheila ?’’

L’irlandaise semblait trop heureuse de pouvoir poser pendant quelques heures encore de nombreuses autres questions aux deux musiciens et répondit à la suite de son mari.

’’Bien sûr qu’on peut les garder ! Je vais aller regarder de suite ce que l’on peut faire pour ce midi…’’

’’Et moi je vais aller me raser… j’occupe la salle de bain, je préviens !’’

Et joignant les mots à la parole, les deux adultes s’en allèrent chacun d’un côté pour vaquer à leurs tâches, laissant les jeunes finir leur repas. Un silence s’installa quelque peu sur l’assemblée, avant que la jeune irlandaise ne finisse son repas et s’en alla ranger ses affaires dans la cuisine.

’’*Dragn’ ? T’as fini de manger ? Parce que Lynda se ramène !*’’

’’*Burp ! Juste à temps oui ! Aaaah, une journée qui commence avec un repas comme ça ne peut qu’être une bonne journée !*’’

Karl ria en coin de son compagnon avant de voir reparaître son amie dans l’embrasure de la porte de la cuisine, le fixant du regard.

’’Heuu… je vais aller préparer quelques affaires pour cet aprèm dans ma chambre, je reviens d’ici… cinq minutes ?’’

’’Ok, ben, je t’attends là, je finis de manger ça.’’

Et cette fois-ci, il ne restait que le trio du bowling à la table. C’est étrange combien l’allemand se sentit seul tout à coup, alors que son amie venait à peine de le laisser…

’’*Allez, profite que vous êtes que tous les trois !*’’

’’*Tu ne veux pas profiter de leur réaction ? Etrange…*’’

’’*Héhéhé… tu crois quoi ? Je suis là moi !*’’

En effet, le griffon s’était installé dans un coin du salon sans un bruit et sans se faire voir par son compagnon, fait assez exceptionnel étant donné sa corpulence… Karl acheva alors sa dernière tartine et tout en prenant son bol de lait à la main, lâcha une phrase au hasard… enfin… si l’on pouvait appeler ça du hasard !

’’Hmm ça me fait penser… vous qui êtes des musiciens professionnels… j’ai écouté des chansons de quelques groupes il y a pas longtemps, pas super connus… vous avez déjà entendu parler de Sigur Ros, ou de l’album ‘’Riceboy Sleeps’’ ?’’

L’allemand était mort de rire intérieurement à sa phrase, et tentait de lever les yeux de son bol pour voir les réactions de ses amis.

[HRP]Désolé… j’ai vachement hésité, mais finalement je me suis arrêté à ça…
Jon --> Trois heures plus tard... XD Très bon Rp, même si... Les pauvres ! ^^ [/HRP]


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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Jeu 1 Mar - 20:09

Lynda sembla ne pas être dérangée par l’entreprise de sa mère et accepta alors la proposition d’un discret mouvement de tête et d’une parole implicite.

- J’imagine qu’on y va une fois qu’on a fini de manger ?

Karl regarda alors sa montre d’un coup d’œil et, à sa mine, Jon devina qu’il ne devait plus être si tôt que cela.

- Vu l’heure qu’il est, je pense que ça peut attendre après le déjeuner, non ?

L’islandais consulta furtivement son portable, d’ailleurs bientôt déchargé, et s’aperçut qu’effectivement, il valait mieux rester encore quelques temps si les parents de Lynda l’acceptaient.

- Pas problème pour moi, vous pouvez rester avec nous ! On va trouver un repas pour nous tous je pense… Sheila ?

Et ils semblaient accepter avec joie. Sheila surtout, qui semblait vraiment heureuse de pouvoir continuer à converser avec ses trois invités. Jon réfléchit que, s’ils venaient juste de déjeuner, ce n’était peut-être pas la peine de prévoir un repas, quelques gâteaux ou fruits à grignoter pour combler leur faim seraient amplement suffisant, du moins pour lui et Alex. Car leur ami allemand semblait, lui, avoir un appétit aussi grand que celui de son imposant compagnon.

- Bien sûr qu’on peut les garder ! Je vais aller regarder de suite ce que l’on peut faire pour ce midi…

Décidément, on aimait bien manger dans cette maison. Ils étaient encore à table et pensaient déjà au repas suivant. Jon n’avait rien contre mais il savait au fond de lui qu’il ne pourrait pas avaler grand-chose d’ici à peine une heure ou deux. Et tandis que l’islandais réfléchissait, Aslander annonça sa prochaine occupation aux quatre plus jeunes.

- Et moi je vais aller me raser… j’occupe la salle de bain, je préviens !

En lui-même, Jon songea que, de toute manière, tout le monde semblait avoir déjà occupé la salle de bain à son aise et que personne ne viendrait le déranger. Quelques instants après, les deux irlandais se levèrent de table et disparurent chacun de leur côté, respectant ainsi leurs paroles. Le silence s’installa alors dans le salon où les rayons de soleil avaient maintenant disparu. Comme la veille, les nuages gris semblaient ne pas vouloir quitter le ciel d’hiver et l’islandais se demanda s’il allait encore neiger. Lynda, qui venait juste de finir son déjeuner, se leva alors en emportant ses affaires dans la cuisine. Les trois garçons la regardèrent s’en aller d’un regard puis, chacun retourna à ses réflexions intérieures. L’imposant griffon ressortit peu de temps avant l’arrivée de la jeune irlandaise dans la cuisine et s’en fut s’installer dans un coin de la pièce. De discrets bruits de vaisselle se firent entendre dans la cuisine et, après quelques instants, la jeune fille reparut dans le salon et s’approcha légèrement de la table.

- Heuu… je vais aller préparer quelques affaires pour cet aprèm dans ma chambre, je reviens d’ici… cinq minutes ?

Karl, qui n’avait pas fini de manger son déjeuner assez conséquent, indiqua à son amie qu’il l’attendrait ici, tandis que Jon se demandait ce qu’elle allait bien pouvoir prendre comme affaires pour une simple sortie d’une après-midi.

- Ok, ben, je t’attends là, je finis de manger ça.

Et Lynda disparu à son tour dans le couloir, laissant seul Karl, Alex et Jon. Les deux derniers s’échangeaient parfois quelques mots entre eux tandis que l’allemand finissait son pain. Sans la vivacité et les questions de Sheila, l’atmosphère du salon avait perdu de son énergie et, à l’heure actuelle, les deux musiciens n’avaient pas encore l’esprit assez clair pour rehausser la bonne humeur du groupe. Von était tranquillement couché tel un sphinx, sa queue touffue enroulée autour de ses pattes, et attendait patiemment que la conversation entre les trois garçons prennent une tournure plus intéressante et surtout, un peu plus audible. Pendant ce temps, Dragniz se faufila dans un coin de la pièce, sans se faire voir de son compagnon et sans faire aucun bruit. Cela fit émerger quelques questions dans les pensées de Jon, questions qui se révéleraient finalement fondées. Mais tandis que l’islandais était songeur, Karl avala son dernier morceau de pain et saisit son bol avant de briser le silence installé depuis quelques temps.

- Hmm ça me fait penser… Vous qui êtes des musiciens professionnels… J’ai écouté des chansons de quelques groupes il y a pas longtemps, pas supers connus… Vous avez déjà entendu parler de Sigur Ros, ou de l’album ‘’Riceboy Sleeps’’ ?

Le goupil éclata de rire tandis que, durant un instant, les yeux des deux musiciens s’agrandirent. L’adrénaline se faufila dans tout le corps de l’islandais et ce dernier se figea pendant quelques secondes, laissant, une fois encore, son ami répondre.

- * Haha ! Vous êtes grillés ! Je savais qu’au fond, ce garçon était malin ! *

Le goupil n’obtint aucune réponse. Jon restait assis, réfléchissant à tous les aboutissants que la remarque de Karl entrainerait. Quant à Alex, il afficha un discret sourire et prononça quelques mots en guide d’explication.

- Ouais, on connait… Même… Très bien !

Après un certain temps de réflexion, lors duquel Jon se persuada qu’après tout, ce n’était pas bien grave que Karl l’apprenne, l’islandais fut de nouveau interpellé par le goupil.

- * C’est pas grave ! Juste une personne… Et puis je suis sûr que Karl sera discret et qu’il ne vous sautera pas dessus pour un autographe ! *

- * J’espère que ta dernière affirmation est une blague… *

- * A ton avis ? T’es vraiment trop méfiant… Je comprenne que vous vouliez garder votre intimité mais après tout, vous n’est pas si connu… Enfin… On ne peut jamais prévoir les réactions des gens…

Le goupil s’arrêta un instant pour réfléchir à une image qui venait de s’imposer à son esprit.

- * Haha ! J’imagine des gamines hystériques vous sauter dessus ! *

- * Von, tais-toi ! *

L’islandais remarqua alors que Karl était intrigué par l’annonce de son ami et que le jeune allemand semblait attendre la suite, ou du moins une explication légèrement plus claire et explicite. Alex le remarqua à son tour et les deux musiciens s’échangèrent un regard entendu.

- Hé bien… Riceboy Sleeps c’est… Nous.

L’américain marqua une courte pause et son visage s’orna d’un grand sourire à l’évocation de leur musique. Jon prit alors la parole pour compléter l’annonce de son petit copain.

- Et… Je… Je fais partie de Sigur Ros…

A son tour, l’islandais afficha un sourire discret, comme amusé par sa révélation qui, effectivement, n’allait pas bouleverser grand-chose. D’ailleurs, l’américain en profita pour glisser quelques mots au sujet de la discrétion.

- Par contre… Si tu pouvais simplement le garder pour toi… On sait bien que Sigur Ros n’est pas si connu, mais parfois, on ne peut plus être tranquilles si cela s’ébruite. Surtout si l’on reste plusieurs années ici, il ne vaut mieux pas que toute la ville soit au courant…

Jon ajouta avec un sourire en coin.

- Nous sommes juste deux gars musiciens… On est normaux et comme tout le monde…

- * Enfin… Déjà au départ, t’es pas vraiment normal par rapport aux autres ! *

- * J’aime être un marginal ! *

- * Et en plus il en est fier ! *

Le goupil s’esclaffa et s’étira sur le canapé avant de se remettre dans la même position. Et pour finir la longue révélation des deux garçons, Alex ajouta une dernière remarque.

- Ailleurs qu’en Islande, on fait toujours attention. Même si en général, on n’a aucun problème.

- Sauf quand les gens posent des questions très précises à ce sujet…

Comme la remarque semblait désigner Sheila et son intérêt pour le métier des deux garçons, cela provoqua l’hilarité générale du salon. Jon afficha un grand sourire, dévoilant ses deux canines pointues, et détourna son regard quelques instants, tandis que le goupil s’esclaffait une fois de plus. La bonne humeur revenait peu à peu dans la pièce et Jon et Alex semblaient aussi détendu que la veille. Soudain, des bruits de pas se firent entendre dans le couloir et Alex eut juste le temps de porter son index à ses lèvres pour intimer le silence sur la précédente discussion à Karl, avant que n’arrive la mère de Lynda, les bras chargés de provisions remontées de la cave.

- Enfin fini les garçons ?

Et, avec un grand sourire, elle passa derrière la table et se faufila dans la cuisine. Jon et Alex en profitèrent pour se lever également et ramener leurs bols dans le lave-vaisselle, avant de retourner dans le salon après quelques minutes. Entre temps, Lynda était revenue et discutait avec son jeune ami, mais leur échange s’arrêta dès que les deux garçons passèrent la porte. Sheila sortit ensuite à son tour de la pièce et vint se poster devant le petit groupe.

- Alors, que voulez-vous faire jusqu’au déjeuner ?

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
Tjùùùù...


" I am a very positive guy, I am quite happy in general, so... I think that if you think positive, the… The force is with you ! Basically. "

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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Ven 2 Mar - 1:16

C’était dur de ne pas mourir de rire tout en buvant son lait, mais le jeune allemand arriva tout de même à tirer un grand sourire la tête dans son bol en voyant les yeux de ses deux amis devenir aussi gros que des maisons, et encore, ça ressemblait plus à des immeubles de vingt-six étages à ce moment là. Une minute de silence fut respectée pour la perte de l’anonymat des musiciens en Irlande, bien utilisée par ces derniers pour trouver quoi répondre à Karl. D’ailleurs, Alex retrouva visiblement sa prestance habituelle et offrit quelques mots au garçon en face de lui.

’’Ouais, on connait… Même… Très bien !’’

’’*Hahaha… je crois qu’il n’a pas compris que c’était une question rhétorique !*’’

’’*Hé ! T’es encore allé lire mes cours de grammaire toi ?!*’’

’’*Heuuu, oui, bien sûr ! Je trouve ça intéressant moi ! Je trouve ça trop drôle mis en pratique…*’’

’’*Âme sadique !*’’

’’*J’assume… hmm et si pour rigoler tu prenais un air, je sais pas, comme si tu voulais en savoir plus ?*’’

L’allemand suivit l’idée de son compagnon et arbora un air que l’on pourrait qualifier d’intrigué par la nouvelle. Ses amis le remarquèrent rapidement et se regardèrent avant d’apporter de nouvelles informations. S’ils savaient…

’’Hé bien… Riceboy Sleeps c’est… nous.’’

La pensée du groupe constitué par lui et l’islandais sembla tirer un sourire un peu plus grand à l’américain, et l’islandais ne tarda pas à compléter son ami, en hésitant sur chacun de ses mots, peu sûr de lui-même apparemment.

’’Et… Je… Je fais partie de Sigur Ros…’’

’’*Aaaaah, on aura attendu longtemps pour ce moment, mais je le savoure comme du filet d’agneau, un vrai festin !*’’

’’Yeaaah ! Même si c’est plus dur pour moi de me retenir de rire… toi, ils peuvent pas le voir que tu es en train d’étouffer de rire !*’’

’’*Ca s’entend tant que ça ?*’’

’’*A ton avis ? Ah là là…*’’

En tout cas, le ‘’jeune’’ islandais sourit lui aussi en pensant à sa carrière musicale, mais l’américain vint couper l’allemand dans sa conversation avec le griffon avec quelques précautions… amusantes demandées à Karl.

’’Par contre… Si tu pouvais simplement le garder pour toi… On sait bien que Sigur Ros n’est pas si connu, mais parfois, on ne peut plus être tranquilles si cela s’ébruite. Surtout si l’on reste plusieurs années ici, il ne vaut mieux pas que toute la ville soit au courant…’’

Jusque là, Karl trouva les paroles du plus jeune du couple crédibles, mais l’ajout de l’islandais faillit lui porter le coup fatal tellement ils perdirent toute crédibilité aux yeux de l’allemand qui était littéralement en train de se broyer les côtes à se retenir de rire.

’’Nous sommes juste deux gars musiciens… On est normaux et comme tout le monde…’’

’’*AAAAAAAAAAAAAAAARG !*’’

’’*Qu’est-ce qui t’arrive Dragn’ ?*’’

’’*Ce type vient de me porter le coup de grâce… eux ? Normaux ? Il est islandais, ça commence mal ! Ahahah… je m’arrêterai là dans mes commentaires, mais c’est trop drôle, je voudrais que ce moment ne s’arrête jamais, qu’ils continuent jusqu’à me faire crever de rire pour de vrai…*’’

’’*Chuuuuut, abuse pas trop non plus, les pauvres, ils ont l’air trop gênés quand même qu’on le sache leur petit secret…*’’

Le griffon s’arrêta un peu de rire pour regarder plus fixement les deux amoureux l’un à côté de l’autre, avant d’accepter la remarque de son ami. D’ailleurs, ils achevèrent rapidement la discussion, avant que Karl ne puisse glisser un seul propos…

’’Ailleurs qu’en Islande, on fait toujours attention. Même si en général, on n’a aucun problème.’’

Et rappelant le contexte actuel de leur présence en Irlande, Jon glissa la dernière phrase pour clore leurs déclarations.

’’Sauf quand les gens posent des questions très précises à ce sujet…’’

Tout le monde dans la salle pensa directement à Sheila avec cette remarque de l’islandais, comme la mère de l’amie de Karl ne cessait, dès qu’elle le pouvait, de poser des questions sur le métier des deux musiciens. Cette vanne eut d’ailleurs le mérite de ramener une ambiance joviale entre les trois garçons, des sourires se montrant sur chacun des visages. Mais des bruits de pas se firent entendre dans le couloir, ressemblant au pas de la mère de l’irlandaise. Alex fit un signe en portant son index devant sa bouche à l’allemand pour lui demander, voire l’implorer, d’oublier les paroles précédemment échangées devant la mère de Lynda. En effet, cette dernière arriva avec des provisions dans les bras avec toujours son grand sourire au visage quand elle passait devant les trois garçons.

’’Enfin fini les garçons ?’’

Et elle se faufila sans attendre une quelconque réponse dans la cuisine, tandis qu’Alex et Jon se levaient pour aller ranger leurs affaires eux aussi, débarrassant leur coin de la table. A peine les deux jeunes hommes quittèrent la vue de l’allemand que Lynda le rejoignit, et, profitant de leur isolement temporaire, échangea un doux baiser avec son petit ami. Puis, toujours le sourire aux lèvres, elle expliqua à Karl ce qu’elle était allée chercher.

’’En fait, j’ai composé quelques morceaux, et jusque là, je jouais les différentes parties au synthé et mixais le tout pour voir ce que ça donnait, mais c’est pas aussi bien que si c’était avec de vrais instruments… alors je me demandais si on pourrait voir ce que ça donne avec vous ?’’

’’*J’ai l’impression de ne tomber que dans des maisons de fous… elle a intérêt à avoir préparé une bonne partie pour la basse, sinon, c’est décidé, j’me barre !*’’

N’écoutant pas le commentaire de la créature ailée, qui avait une ‘’légère’’ préférence pour les musiques qui faisaient vibrer son cœur avec des basses puissantes et mélodiques à la fois, Karl répondit gentiment à son amie.

’’Ben, je peux rien te promettre, mais ils sont sympas, on pourra toujours leur demander !’’

Et en parlant du loup… les voilà qui revenaient de la cuisine. Sheila ne tarda pas à les rejoindre pour poser une question… qui aurait plutôt du être posée par les principaux concernés, même s’ils étaient généralement très… inspirés tous seuls !

’’Alors, que voulez-vous faire jusqu’au déjeuner ?’’

Hmm… on a donc une bonne heure devant nous… qu’est-ce qu’on pourrait faire tiens… j’ai une idée ! On n’a qu’à se faire un trivial poursuite si Lynda en a un ! Ou un jeu du genre, ça fait toujours se passer pas mal de temps…

Et tout en se levant et ramassant son bol dans une main et les miettes dans l’autre, l’allemand se dirigea vers la cuisine pour ranger ses affaires et proposa son idée d’occupation.

’’Je sais pas, on pourrait jouer à un jeu de société, comme le trivial poursuite ou un jeu du genre ? Tu connais Lynda ?’’

’’Oui ! Je connais ! Mais on n’en n’a pas ici, par contre je peux proposer un pictionary si vous le souhaitez ?’’

Et voyant l’air perplexe de Jon et Alex, Lynda se dit que cela pourrait être drôle de leur apprendre ce jeu, et en ajoutant un ’’Vous allez voir…’’, elle s’en alla chercher la boîte du jeu pendant que Karl s’occupait de ranger ses affaires sales dans le lave-vaisselle et les miettes dans la poubelle. Quand il revint, ses trois compagnons d’un week-end (et plus si affinités !) étaient assemblés autour de la table du salon, et Lynda semblait finir d’expliquer les règles aux deux garçons. Les équipes furent rapidement constituées, et juste avant que l’on ne décide de l’équipe qui commençait, voyant Sheila passer devant eux, Karl eut un sursaut de conscience, et prit la parole, quelque peu inconfortable encore devant la mère de son amie.

’’Heuu… j’allais dire… comme on a mangé il n’y a pas très longtemps, il n’y a peut-être pas besoin de faire un grand repas je pense…’’

Ses paroles furent d’ailleurs appuyées par des regardes affirmatifs autour de la table, ce qui tira un sourire un peu amusé chez la femme de la maison.

’’Tu dis ça par rapport à ce que tu m’as vu sortir tout à l’heure ? Noon, t’inquiète pas, je comptais faire un repas léger, vu l’heure où tout le monde s’est levé…’’

Et Sheila repartit directement vaquer à ses affaires, finissant sa phrase dans le couloir. Enfin, la partie de Pictionary allait pouvoir commencer ! Après les jets de dés, il fut décidé que c’était à Jon et Alex de commencer à jouer…

[HRP]… Erreur fatale ! Il ne faut jamais faire parler aussi longtemps tes personnages devant Karl, surtout dans un moment comme ça ! Very Happy Ah ah ah… j’adore cette réponse \o/ J’espère que ça te plaira ! Smile [/HRP]


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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Mer 7 Mar - 21:52

La question de l’irlandaise sembla soudainement réveiller le jeune allemand encore assis à la table. Il se leva alors et saisit son bol vide et ses miettes, avant de se diriger vers la cuisine, abandonnant quelques instants sa nouvelle amie qui se tenait près de la table en bois du déjeuner. Alex profita d’un moment d’inattention de la mère de l’irlandaise pour saisir discrètement la main de Jon et pour se rapprocher encore plus de l’islandais. Karl s’arrêta à deux mètres de la porte et jeta un coup d’œil aux personnes présentes dans la salle. Les deux garçons et Lynda gardaient le silence, réfléchissant à des idées d’occupations tandis que Sheila les regardait avec son sourire habituel. Jon songeait plutôt à l’après-midi qui se profilait doucement à l’horizon qu’à des activités possibles en une heure et Alex se contentait de profiter d’être aux côtés de son ami, ce qui, pour finir, était encore une excellente occupation. Après quelques instants, ne voyant toujours aucune réaction de la part de ses amis, Karl se décida à prendre la parole.

- Je sais pas, on pourrait jouer à un jeu de société, comme le trivial poursuite ou un jeu du genre ? Tu connais Lynda ?

Et la proposition de l’allemand sembla enjouer les foules, ou du moins, une personne.

- Oui ! Je connais ! Mais on n’en n’a pas ici, par contre je peux proposer un pictionary si vous le souhaitez ?

Un… Pictionary ? Quel étrange mot. L’islandais connaissait pas mal de jeux de société, dont un bon nombre en anglais, mais celui-là lui était totalement inconnu. Ou plutôt, l’équivalent islandais ne devait pas porter le même nom. Mais en apercevant le regard également perdu de son ami américain, Jon souleva la théorie d’un jeu de société typiquement irlandais. Lynda aperçut alors à son tour l’air perplexe des deux garçons, et devinant que le nom n’évoquait aucun souvenir d’un jeu dans leur esprit, elle se dévoua pour leur expliquer.

- Vous allez voir…

Et tandis que la jeune irlandaise s’en allait une nouvelle fois, mais cette fois-ci en courant presque, vers le couloir de la maison, Karl finissait sa route jusqu’à la cuisine pour déposer ses affaires. La mère de la jeune fille s’en fut quant à elle, s’assoir quelques instants sur le canapé pour réfléchir à son tour à ses occupations. Les deux garçons profitèrent de leur moment d’intimité, qui était devenu une chose rare ces derniers temps, pour s’échanger quelques mots et un baiser, avant de retourner s’assoir à la table. Lynda revint de sa course folle dans la maison rapidement, une longue boîte en carton ornementée du nom Pictionary en bleu, dans les mains. A la vue de cette boîte, Alex s’exclama discrètement.

- Je crois que je connais… On prononce juste différemment… Les américains sont spéciaux…

Et le jeune garçon afficha un sourire discret tandis que son ami acquiesçait à sa dernière remarque, ajoutant que les islandais n’étaient pas forcément mieux et que, de toute manière, c’était comme ça qu’il l’aimait.

- * Au final, c’est tous les humains qui sont étranges ! *

- * Ajoute les renards roux, et ta phrase semblera déjà plus réaliste. *

- * Ta théorie ne tient pas… On ne peut pas en vouloir à des boules de poils aussi mignonnes que nous ! *

- * Tout dépend des bêtises que la dite boule de poils est capable réaliser en à peine quelques heures… *

Et, Jon rappela à son compagnon quelques-uns de ses derniers exploits, parmi lesquels de nombreuses casses d’objets divers dans l’appartement de Jon et Alex, ou parfois dans ceux des autres. Von était hilare et se remémorait avec joie ces moments passés à exceller dans son art de destruction. Mais l’islandais fut tiré de sa discussion avec son compagnon par Alex, qui tentait de focaliser l’attention de son ami sur les règles du jeu que la jeune irlandaise commençait à expliquer. Après quelques instants, il fut mis en évidence qu’Alex connaissait effectivement déjà le jeu, mais il était toujours bon de se remettre en tête la manière de jouer au Pictionary. Jon quant à lui, ne connaissait vraiment pas, même si le concept ne lui était pas inconnu. Dessiner des objets suivant des cartes ou des idées était quelque chose de très répandu et de pratique, lorsqu’on a un peu de temps à occuper. Un stylo, une feuille et de l’imagination, à noter que peu de gens en possèdent encore, et il est facile de s’amuser durant de nombreuses heures, en famille, entre amis ou même à deux.

Le concept de « dessiner un objet » était tout de même plus développé dans ce jeu car les mots étaient répartis en plusieurs catégories, possédant chacune une couleur correspondante, et de petits morceaux de plastiques, également appelés pions, permettaient de suivre l’avancement des équipes sur le plateau. A chaque victoire, le vainqueur lançait le dé, et le tour passait ensuite à l’équipe suivante. Si l’on avait le malheur de perdre, le dé roulait doucement jusqu’à l’équipe adverse et le petit pion stagnait tranquillement sur sa case, piquant au passage un petit roupillon. Enfin, le jeu était compliqué par un sablier, limitant le temps de dessin, et les objets triangles, ceux que tout le monde pouvait deviner, différents des autres, que seul le second membre de l’équipe devait trouver. Jon songea que, par chance, Alex et lui se connaissaient depuis près de neuf ans et qu’ils avaient derrière eux, et également devant, une expérience de dessinateurs et d’artistes.

Lynda finissait d’expliquer les dernières règles en vigueur pour jouer au Pictionary quand Karl revint tranquillement dans le salon, ayant déposé ses affaires dans le lave-vaisselle et les morceaux de pain, dans la poubelle. Le jeune élève s’assit ensuite à la table, aux côtés de son amie, et avisa d’un regard la situation sur la table. Le plateau avait été installé et les autres membres du petit groupe semblaient prêts à jouer. Les équipes, qui paraissaient évidentes, furent vite constituées et le jeu était sur le point de commencer lorsque Sheila se leva du canapé et s’approcha de la table en bois du salon. Les quatre jeunes regardèrent l’irlandaise passer mais soudain, Karl fit entendre sa voix.


- Heuu… j’allais dire… comme on a mangé il n’y a pas très longtemps, il n’y a peut-être pas besoin de faire un grand repas je pense…

Pour une fois, la remarque du jeune allemand n’était pas dénuée d’intérêt. Les deux garçons et Lynda acquiescèrent d’un regard à l’affirmation et cela sembla d’ailleurs amuser l’irlandaise qui esquissa un sourire.

- Tu dis ça par rapport à ce que tu m’as vu sortir tout à l’heure ? Noon, t’inquiète pas, je comptais faire un repas léger, vu l’heure où tout le monde s’est levé…

Cette remarque tira un léger sourire à Jon, qui se rappelait les discours de sa mère lorsqu’il se levait tard après ses soirées bien arrosées. Alex sembla soulagé de ne pas avoir un énorme repas en perspective et, à la mine qu’il affichait, le jeune couple en face de lui devait partager son avis. Mais Sheila était déjà repartie vaquer à ses occupations dans la maison, laissant le petit groupe dans le salon profiter du jeu. Entre temps, Von s’était de nouveau endormi sur le canapé et cela arrangeait finalement l’islandais, qui préférait ne pas avoir son compagnon lorgnant sur la table et commentant ses dessins. Après un lancer de dés, ce fut aux deux garçons de commencer la partie.

- Hé bien… C’est parti !

Et, tirant une carte d’une main et préparant son stylo de l’autre, Jon annonça avec un sourire.

- Prêt ?

L’américain sourit à son tour à son petit ami avant de retourner le sablier au milieu de la table tandis que les deux adolescents en face de lui s’échangeaient quelques mots.

- Já !

L’islandais observa alors le mot correspondant à la couleur de la case et éclata de rire, la catégorie « objet » était décidément la plus facile, et surtout celui-là. Les trois autres membres attablés furent assez surpris et se demandèrent ce que pouvait bien être la chose que Jon allait devoir dessiner. Mais assez de perte de temps. En quelques instants, le musicien se représenta l’objet et il commença alirs à tracer des traits sur la feuille blanche. Les lignes noires formèrent peu à peu une longue tour au sommet en pointe, surmonté d’une croix, et parsemé de petits traits donnant du relief. Alex, qui contemplait le dessin, sembla deviner le sens et esquissa un sourire avant de jeter un coup d’œil au sablier. Il restait encore plus de la moitié du temps et l’américain se dit qu’il valait mieux laisser son ami finir, d’une part pour être sûr de l’objet, et d’autre part car il voulait voir le résultat.

Sur le papier, la tour s’était ornée de deux petites fenêtres et d’un plus grande, formant un arc de cercle juste avant que le sommet ne rétrécisse peu à peu. En dessous, une horloge indiquait trois heures et plus bas encore, six minuscules ouvertures espacées et dessinées l’une au-dessus de l’autre, descendaient le long de la tour jusqu’à atteindre l’immense porte arrondie. Autour de cette première esquisse de bâtiment, l’islandais dessinait de fines colonnes partant du bas du sommet et tombant jusqu’au sol. La taille de ces longues lignes diminuaient rapidement et formaient ainsi un dégradé arrondi, s’éloignant doucement de la tour. Puis, l’écart entre le sommet de chaque colonne ralentissait et à la hauteur de la moitié de la porte, les longues colonnes possédaient une taille similaire, continuant d’agrandir l’édifice de chaque côté avant de s’arrêter. Ainsi, le dessin ressemblait à une tour ornée d’orgues basaltiques volcaniques, un bâtiment fort étrange aux yeux des non connaisseurs. Jon ajouta un dernier détail, une forme humaine sur un socle à quelques mètres de l’édifice, en respectant l’échelle, et d’un geste de la main, il dessina les ombres avant de poser son stylo.


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- Je dirais… Une église ?

L’islandais afficha un discret sourire moqueur avant de signifier que la réponse n’était pas la bonne. L’américain parut surpris mais après quelques fractions de secondes, il retrouva son aplomb.

- Cathédrale ?

Le sourire du Jon s’agrandit et il acquiesça en dévoilant sa carte aux yeux de tous. Le temps du sablier s’arrêta d’ailleurs à ce moment-là et l’américain se dit qu’ils avaient eu chaud. De toute manière, puisqu’ils avaient du temps impartit, autant en profiter pleinement. Et puis, Alex savait que l’islandais appréciait les challenges et surtout, finir ses dessins correctement même si cela revenait à perdre. L’art prime sur le reste, la plupart du temps. Mais auraient-ils autant de chance pour la prochaine esquisse ? Ils aviseraient !

- Je te laisse l’honneur Alex !

L’islandais tendit alors le dé à son petit ami et les deux garçons s’échangèrent un regard complice. L’américain envoya le morceau de plastique rouler sur la table. Quatre. C’était un bon score. Lynda, étant la plus près, avança alors le pion de Jon et Alex et se prépara à jouer. L’américain tendit la feuille où trônait déjà la belle cathédrale islandaise à la jeune fille et annonça doucement.

- Bonne chance !

Puis, le jeune garçon profita de ces quelques instants de répit dans le jeu pour aller chercher la main gauche de Jon, qui trainait sur le pantalon gris de ce dernier.

[HRP] Erreur ? Bof... Ça ne change pas tellement de tes autres rps XD Bref, moi aussi je me suis bien amusé :p Prêt pour le bac blanc ? ^^ [/HRP]

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
Tjùùùù...


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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Jeu 15 Mar - 0:29

Le jeu fut donc entamé par les deux jeunes hommes et, comme toujours, la bonne humeur était au rendez-vous dans le petit groupe !

‘’Hé bien… C’est parti !’’

Jon afficha même un sourire après avoir tiré sa carte, ce qui n’annonçait rien de bon pour leurs plus jeunes adversaires.

’’Prêt ?’’

L’américain lui répondit par un sourire lui-aussi, faisant presque penser à Karl qu’il connaissait la réponse avant même le premier coup de crayon de papier sur la feuille de l’islandais… mais il finit par se dire que c’était sûrement juste qu’ils étaient heureux de jouer ensemble. Karl chuchota deux mots à son amie pour la prévenir de la suite des événements :

’’Bon, je préviens, le dessin n’est pas ma spécialité…’’

’’T’inquiète pas, je suis loin d’être bonne à ce jeu non plus, mais c’est pas grave, on s’amuse ensemble au moins…’’

Et pendant qu’Alex retournait le sablier au centre de la table, les deux amoureux se rapprochèrent un peu l’un de l’autre pour pouvoir s’enlacer tendrement, un bras dans chacun de leur dos.

’’Já ! ‘’

Bon… l’islandais, ça a quand même des consonances germaniques sur les bords, j’ai l’impression.

Mais pendant que l’allemand se livrait à ses réflexions linguistiques, l’islandais surprit ses trois compagnons en explosant de rire en même temps qu’il découvrait son sujet.

’’*Bon, qu’est-ce qui se passe là ? Qu’est-ce que tu as encore fait Karl ?*’’

’’*Mais j’ai rien fait là ! C’est Jon qui a complètement craqué !*’’

’’*Hmm ?*’’

Et le griffon s’approcha lentement de Jon derrière lui, de façon à ne pas être remarqué tandis qu’il scrutait la carte que l’islandais tenait entre ses doigts, juste avant qu’il ne la repose face cachée pour empêcher son petit ami de tricher.

’’*Bof… je vois pas la cause de cet accès d’hystérie…*’’

Et l’allemand se contenta de cela, se disant qu’il saurait bien assez tôt le fin mot de l’histoire. Rapidement, le professeur de musique commença à représenter la chose imposée par la carte du jeu. Les traits noirs réalisés au fil du crayon ressemblaient à une longue-vue au début, avant de s’affiner vers une grande tour pointue surmontée d’une croix. La croix indiquait clairement qu’il s’agissait d’une église ou d’un bâtiment religieux, quel qu’il soit, mais Karl n’avait jamais vu une église de cette forme là, ce qui le surprenait beaucoup. Tournant sa tête vers la droite, il s’aperçut que son amie était autant étonnée par le dessin de l’islandais, ce qui le rassura quand même un peu sur sa culture. Les deux garçons arboraient un grand sourire en tout cas, et il leur restait la moitié du sablier pour trouver la bonne réponse. L’image devenait assez réaliste et elle commençait à s’embellir quelque peu sous les élégants coups de crayons de Jon. Des fenêtres s’étaient ajoutées à la tour, une horloge s’était incrustée dans ses pans et des portails s’étaient ouverts sur sa base, jouxtant une plus grande ouverture qui devrait être une sorte d’entrée principale. Probablement pour faire des effets d’ombre, ou bien pour faire un effet de 3D à deux points de fuites, Jon continua d’approfondir son croquis en ajoutant de minces traits verticaux sur les côtés de la grande tour. Pour Dieu sait quelle raison, l’islandais acheva son dessin par l’apparition d’un petit bonhomme devant le bâtiment, le rendant ainsi quelque peu plus petit que Karl ne le pensait, mais encore assez impressionnant… le temps commençait à s’écouler plus rapidement et l’américain dut se dire qu’il était temps de déterminer le nom de la chose dessinée par son copain.

’’Je dirais… Une église ?’’

Jon répondit à la négative, ce qui sembla surprendre son compagnon durant quelques instants.
’’*Quel que soit le temps que l’on passe avec quelqu’un, on apprend toujours des choses, comme dirait l’autre…*’’
N’ayant pas entendu le sarcasme du griffon, bien évidemment, Alex retrouva son assurance et donna une autre réponse à Jon.

’’Cathédrale ?’’

Jon afficha un sourire encore plus grand en entendant la réponse de son petit ami, Karl se demandant même s’il n’allait pas se faire mal à tirer autant sur ses lèvres, mais il se garda son commentaire pour lui-même. L’islandais montra sa carte à ses compagnons de jeu, le sablier achevant sa course contre le temps à ce même moment… c’était maintenant l’étape du lancer de dé qui arrivait avec leur victoire ; qui va jeter sur la table ce maître du hasard ?

’’Je te laisse l’honneur Alex !’’

’’*Mais quelle galanterie ! Héhéhé…*’’
Le musicien passa le dé à son voisin en échangeant avec lui un regard bizarre, amenant de nouvelles questions dans la tête de l’irlandaise et de l’allemand, mais qui cette fois-ci attendirent plutôt patiemment que ce fut à leur tour de jouer. Le cube à points s’arrêta sur la face du quatre, et Lynda s’occupa, en se détachant un peu de son copain, d’avancer le pion de ses adversaires. En même temps, Jon lui offrit la feuille où restait son esquisse d’église féerique, ainsi que le crayon pour qu’elle puisse jouer à son tour.

’’Bonne chance !’’

Et sur ces mots d’encouragement, l’irlandaise approcha lentement ses doigts de la boîte à sujets et tira du bout des doigts une carte, tout en se mettant face à Karl désormais, pour l’empêcher de voir les mots inscrits sur le bout de carton. Après quelques instants de réflexion, elle retourna le sablier dans le sens où les grains de sable pouvaient couler devant les yeux des joueurs, et empoigna le crayon d’un air décidé.
En très peu de temps, de nombreux traits s’accumulèrent sur la feuille de papier et une forme humaine se dégagea de l’ensemble, mais complètement grisée. L’allemand fouilla dans sa tête ce dont son amie voulait parler avec ce croquis, surtout dans les objets, et c’est en voyant les derniers grains de sable tomber qu’il s’exclama dans un élan d’intelligence, et donc dans un remarquable élan de par sa rareté, il faut l’avouer :

’’Statue !’’

’’Oui ! J’ai cru que tu comprendrais pas pour le coup…’’

’’Je comprenais pas trop tous ces coups de crayon… enfin bon, tu jètes les dés ?’’

L’irlandaise s’exécuta et le dé s’arrêta sur le nombre impair basique : le trois. Karl attrapa leur pion et l’avança jusqu’à la case juste derrière leurs adversaires.

’’*A peine le premier tour passé que vous avez déjà du retard ? Ca commence bien dis donc ! Ahahah…*’’

’’*C’est du hasard les dés ! J’y peux rien moi !*’’

’’*Si ! Tu pourrais payer le dieu des dés, ça pourrait t’aider avec ta chance !*’’

Et c’est écrasé par la logique illogique de son compagnon que le jeune allemand regarda Alex tirer sa carte du paquet du Pictionary. Ce dernier mit un peu plus de temps que Lynda pour trouver la façon de faire deviner à son compagnon son sujet, mais c’est avec le sourire qu’il prit le morceau de bois dans sa main pour dessiner sur le rectangle plus vraiment blanc. Le sablier fut une nouvelle fois retourné et le crayon virevolta avec élégance sur le papier.

Je comprends mieux pourquoi il enseigne dans les arts maintenant… avant même d’avoir fini, on reconnaît déjà !

L’islandais laissa tout de même son ami finir son œuvre, les légers coups de crayon s’enchaînant avec grâce. Le sablier achevant son temps, l’islandais brisa le peu de suspens qui restait en identifiant ce que représentait le dessin de son ami. Il faut dire que ça n’était pas évident de faire deviner ce mot là, mais il s’en était très bien sorti, l’américain !

’’Je dirais... L’amitié ?’’

Et Alex répondit avec un grand sourire à son petit ami tout en hochant faiblement la tête pour confirmer cette idée, dévoilant sa carte d’un geste de la main aux yeux de tous. Il laissa l’islandais jeter le cube aux chiffres multiples qui vint s’échouer sur la position cinq, laissant leurs amis loin derrière eux. Ensuite, comme les quatre compagnons avaient fait jusque là, en déroutant quelque peu les règles officielles, ce fut à Karl de choisir sa carte. D’un mouvement de la main, il piocha au milieu du paquet de cartes et se retrouva avec un thème… embêtant.

’’*Dragniz… comment tu fais deviner le paradis ? Des anges et des nuages ?*’’

’’*Heuu, ça me semble évident oui, pourquoi tu me demandes ?*’’

’’*Parce que je sais pas dessiner les anges ! Les nuages, oui, mais pas les anges !*’’

’’*Lol ! Essaie toujours ! On sait jamais, elle pourrait réussir à comprendre quand même !*’’

Peu sûr de lui-même, l’allemand attrapa alors entre ses doigts le crayon de papier, qu’il tailla rapidement avec le taille crayon qui traînait sur la table, et après l’avoir fait tourner plusieurs fois entre ses doigts d’un air pensif, il retourna le sablier et s’attela à la tâche. Il commença par dessiner des formes hasardeuses les unes contre les autres sur le haut de la feuille, et dessina en deux secondes une maison en-dessous avant d’entourer la masse nuageuse.

’’Heuu… le ciel ?’’

Une mimique signifiant ‘’presque’’ dans le langage des signes s’afficha sur le visage de l’adolescent qui passa alors à l’étape plus difficile. Il se résolut alors à simplifier au maximum, tant pis : il dessina une auréole au-dessus des nuages, fit un ovale en-dessous et rajouta de grandes ailes dans le ‘’dos’’ de la chose.

’’Heuu, des anges ?’’

Le sablier arrivait à son terme, l’allemand fit d’un geste vif et rapide un ‘’non’’ de la tête, et ré-entoura l’ensemble du Ciel.

’’Je sais ! Le Paradis !’’

Et l’allemand afficha alors un grand sourire à son amie tout en montrant sa carte aux autres. Le griffon passa sa tête au-dessus du plateau et donna tout de même son sentiment sur l’espèce de chose informe que son ami de toujours a fait passer pour un ange.

’’*Si ça, c’est un ange, je veux pas savoir à quoi je ressemblerais si tu me dessinais… un gros rond avec des ailes et un triangle pour le bec ?*’’

’’*Hé ! Je sais pas trop dessiner ce genre de truc ! Mais maintenant que tu le dis, oui, probablement… en même temps, ça serait assez réaliste non ?*’’

’’*Va te pendre toi ! A dire des conneries, tu vas faire un mauvais jet de dé, tu vas voir !*’’

Karl prit alors le dé dans sa main gauche et le lança nonchalamment sur la table, le cube s’arrêtant sur le quatre !

’’*Tu disais ?*’’

Et le griffon s’éloigna de la scène en maugréant dans son coin, se plaignant de l’injustice des dieux des cons, mais je ne vais pas détailler ses jurons, bien entendu. L’écart entre les deux groupes n’était alors pas très grand, et tout était encore jouable pour les deux adolescents amoureux, qui se resserrèrent l’un contre l’autre tandis que Jon tirait pour la deuxième fois une carte de la pioche…

[HRP]Tu aurais attendu juste vingt minutes de plus, et tu aurais eu de la lecture avant d’aller dormir ! Dommaaaaaaage !!! X)[/HRP]


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Quand un artiste prend ses ailes pour s'envoler dans un monde fantastique... ça donne ça !



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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Dim 18 Mar - 14:19

Une fois la feuille et le crayon de papier posés devant elle, la jeune irlandaise décala doucement du bout des doigts des cartes puis, elle extirpa hasardeusement l’un des morceaux de carton et observa l’objet qu’elle devrait dessiner d’ici peu de temps. Lynda se tourna ensuite vers son nouveau compagnon, évitant ainsi à Karl la tentation de regarder le mot à deviner, et après quelques instants de réflexion, elle posa sa carte et retourna le sablier. Les fins grains de sable blanc se mirent alors à couler lentement pour former peu à peu un petit volcan éphémère dans le bas de l’objet. Jon, n’ayant plus à dessiner, fixa son regard sur le petit sablier et semblait comme hypnotisé par le sable blanc dégringolant les uns sur les autres. Pendant ce temps, Alex contemplait le dessin qui se créait sur la feuille sous la main de Lynda, aux côtés de la belle église. La jeune fille avait commencé par esquisser un corps humain, qu’elle grisait maintenant avec sa mine de crayon. Le jeune américain avait quelques doutes sur la nature de l’objet que Lynda dessinait, hésitant entre un cosmonaute et un extra-terrestre. C’était de forme humaine, gris et… Étrange. L’islandais continuait de contempler le sable qui tombait, occupation qui cesserait d’ailleurs bientôt, tandis qu’Alex se creusait la tête et passait en revue tous les objets qui ressemblaient de près ou de loin à ce drôle de dessin.

- Statue !

Ce sursaut d’intelligence de la part du jeune garçon fit légèrement sursauter Jon, qui observait de son œil valide les derniers grains de sables tomber, mais par rapport au cri de Karl, cela passa assez inaperçu.

- Oui ! J’ai cru que tu comprendrais pas pour le coup…

Une statue… Effectivement, maintenant qu’elle le disait. Alex admirait tout de même le jeune garçon pour avoir trouvé en regardant simplement la forme grisée de Lynda. L’américain ne mettait en aucun cas en doute la capacité à dessiner de la jeune irlandaise, elle avait une certaine aisance et se débrouillait bien mieux que certains de ses élèves, mais cette statue était vraiment particulière.

- Je comprenais pas trop tous ces coups de crayon… enfin bon, tu jettes les dés ?

Lynda s’exécuta avec un léger sourire et envoya rouler le petit cube qui s’arrêta sur le chiffre 3. Karl décala alors leur pion sur la case correspondante, juste derrière celui de Jon et Alex. Puis, le jeune garçon donna à l’américain la feuille de papier et le crayon, avant de retourner s’installer dans les bras de sa belle. Alex retira alors à son tour une carte dans la boîte et contempla le petit bout de papier. Il avait un peu moins de chance que son petit ami, mais le jeuna américain finit par trouver une manière de représenter le mot écrit sur la carte et après quelques instants, il fit un signe à Jon pour que ce dernier retourner le sablier.

- Vas-y !

Alex attrapa doucement le crayon dans sa main droite et la mine de carbone glissa élégamment sur le papier blanc, ou du moins dans l’un des coins encore vierge. Le jeune artiste avait l’habitude de dessiner de telles choses, ou du moins, la vision qu’il avait décidé de représenter, car les oiseaux étaient l’une des principales composantes des œuvres des deux garçons. Alex commença donc à esquisser une forme d’animal fluide dont le pelage semblait onduler sous les mouvements de papier de l’animal. Le dessin prit une forme plus avancée et bientôt, l’islandais devina que c’était Von, que dessinait là son compagnon. Le goupil de carbone semblait se mouvoir sur la feuille, galopant la tête vers le ciel pour tenter d’attraper quelque chose d’encore invisible. La belle queue du renard flottait derrière lui et une impression de malice imprégnait le petit animal, tout à fait digne du goupil.

Il restait encore pas mal de temps à l’américain pour dessiner le reste de son dessin et Jon décida de laisser son ami finir, il faisait de si belles œuvres. Les traits du crayon esquissèrent alors une deuxième forme, beaucoup plus rapidement et avec plus d’agilité encore. Un oiseau apparut sur la feuille, volant juste devant la truffe du renard et déployant ses ailes majestueusement. Jon reconnu Kara, le jeune merle dansant devant Von et l’islandais compris immédiatement le mot qu’il devait deviner. En quelques instants, Alex donna vie à l’oiseau de carbone et une fois son dessin achevé, l’on aurait dit que les deux animaux allaient s’élancer hors de la feuille blanche, continuant ainsi leur jeux entremêlés.

L’islandais devina facilement le concept que voulait lui faire deviner son petit ami, même si pour certaines personnes le dessin devait être assez flou malgré son esquisse artistique. Lynda ne connaissait en effet pas les deux animaux complices et il devait être difficile pour elle d’interpréter correctement l’œuvre d’Alex.


- Je dirais… L’amitié ?

L’accent islandais de Jon fit chantonner le dernier mot, et Alex afficha un sourire, signifiant ainsi que le musicien avait raison. Puis, l’américain déposa sa carte sur la table, levant ainsi les dernières hésitations qui pouvaient subsister. Le jeune garçon intima ensuite à son compagnon de lancer le dé en lui glissant doucement le cube dans la main. Jon envoya alors l’objet rouler sur la table et le chiffre cinq s’afficha sur la face supérieur. Le petit pion de plastique des deux garçons s’avança ainsi loin devant le second et la feuille accompagnée du crayon furent confié à Karl. Le jeune élève choisit alors une carte et se concentra sur le mot correspondant à la catégorie sur laquelle se trouvait leur pion, à lui et Lynda.

- * Hé Von, Alex a fait un dessin de toi ! *

- * Héhéhé ! J’arrive ! Quoique la dernière fois c’était… Étrange ! *

- * La dernière fois, ce n’était pas toi ! *

- * Bof… Un renard… Dessiné par toi ou Alex, c’est forcément moi ! *

L’islandais éclata discrètement de rire à la remarque de son compagnon avant de se frotter le bout du nez de la main gauche.

- * Tu n’es pas le centre de nos dessins, et encore moins du monde ! *

- * Rabat-joie ! *

- * Mais si ça peut te rassurer, tu es l’un des principaux centres de mon attention… *

Un silence se fit durant quelques instants entre les deux amis.

- * Tu sais que je t’aime ? *

Jon afficha un discret sourire tandis que son compagnon s’approchait de la table pour tenter d’apercevoir le dessin du jeune américain. Kara fit de même, ayant sûrement reçu de la part de son compagnon un message similaire, mais le renard ne réussissant pas à se hisser assez haut pour apercevoir l’esquisse, l’oiseau dût décrire les formes de carbones à son ami à moustaches qui était maintenant assis aux pieds de Jon.

- * Je viens vous porter chance… Le dessin de Karl, ça donne quoi ? *

La remarque de Von sembla réveiller l’islandais qui s’était détourné quelques temps du jeu, même s’il ne semblait pas avoir raté grand-chose. Le jeune élève agitait son crayon entre ses doigts, l’air pensif, et Jon devina que son mot ne devait pas être facile à dessiner et cela fit émerger quelques questions dans l’esprit du musicien.

- * Rien pour l’instant… *

Et tandis que l’allemand retournait le petit sablier emplit de grains blancs et posait ensuite maladroitement la mine du crayon sur l’envers de la feuille, l’autre côté étant déjà plein, la main de Jon vint se nicher furtivement dans celle de son petit ami. L’américain réprima un léger frisson, la main de son compagnon étant froide, mais cela ne l’empêcha de refermer ses doigts sur ceux de Jon et de caresser doucement le dos de sa main avec son pouce, faisait ainsi apparaître un discret sourire sur le visage de son petit ami, et certaines idées dans leurs esprits. L’américain se pencha alors vers l’islandais pour lui murmurer quelques mots.

- J’ai pas cours demain… Les vacances sont prolongées d’un jour dans mon université…

- * Et maintenant ? *

Mais l’islandais ne sembla pas entendre la remarque de Von, trop occupé par celle qu’Alex venait de lui glisser dans l’oreille.

- Moi je sais pas… Mais tu pourrais rester ce soir à Khyssian ? Je pense que le directeur sera d’accord, il est plutôt cool. On se serra dans le lit, ils sont assez larges.

Alex afficha un discret sourire.

- Tu sais que je suis toujours d’accord pour ça ! Mais il faudra que je passe chercher des affaires…

- Pas de problèmes, on a le temps… Et ce serait vraiment bien que tu restes… Même pour une nuit…

- Une nuit de plus…

- * Jooooon ! Alors !? *

L’islandais failli sursauter mais se retint à temps, évitant ainsi d’attirer de nouveau l’attention sur lui.

- * Hein ? *

- * Le dessin de Karl ! *

Et une fois de plus, Jon avait légèrement perdu le fil de la situation. Heureusement, Lynda semblait quant à elle avoir suivi le déroulement du jeu avec plus d’attention.

- Heuu… le ciel ?

L’islandais contempla alors le dessin tracé sur la feuille par le jeune élève. C’était une masse nuageuse entourée d’un trait de crayon, avec une maison en-dessous. C’était donc assez flou et… Un peu incompréhensible.

- * Voilà… Je ne peux pas décrire mieux que Lynda… *

Karl indiqua par le langage des signes que ce n’était pas vraiment ça, mais presque. Et pour tenter d’améliorer son dessin, le jeune garçon ajouta une sorte de patate dans les nuages, à laquelle il ajouta une sorte d’auréole et un semblant d’ailes. Ce dessin était vraiment étrange. Alex n’arrivait pas à déceler un sens à cela, à part peut-être un ange ou un drôle d’oiseau.

- Heuu, des anges ?

Lynda semblait penser comme lui. Mais cela n’était pas la réponse attendue par le jeune allemand. Et comme la course du sablier arrivait à sa fin, Karl redoubla d’efforts pour faire deviner son mot en entourant de nouveau l’ensemble du ciel et de sa patate ailée.

- Je sais ! Le Paradis !

Et le jeune élève afficha un immense sourire, visiblement ravi que sa compagne ait enfin deviné le sens véritable de son dessin. Dragniz en profita pour passer au-dessus de la table et contempler le dessin de son ami tandis que Von éclatait de rire dans son coin, sûrement diverti par les commentaires du griffon et de Kara. Pendant ce temps, Karl lança le dé sur la table, effectuant alors un quatre, et avança donc le pion correspondant sur le plateau. L’écart entre les deux équipes n’était pas très grand, mais il se creusait de plus en plus au fur et à mesure de la partie, même si cette dernière n’était pas très avancée.

- A nous ?

Jon attrapa pour la seconde fois une carte dans la boîte et observa alors le morceau de carton qu’il tenait dans la main droite, la gauche étant occupée ailleurs. Ce n’était pas une simple partie de pictonary qui allait lui faire lâcher son petit ami. Mais alors que l’islandais s’apprêtait à retourner le sablier, Sheila fit son apparition dans le salon.

- Alors Lily, vous gagnez ?

Mais sans laisser le temps à sa fille de répondre, l’irlandaise enchaine avec la même énergie. Cela devait être épuisant de vivre avec elle… Quoique les deux garçons pouvaient parfois en déployer autant, voir plus.

- Pour le repas, des croques-messieurs, ça vous va ?

Jon, qui n’avait pas vraiment appris toutes les expressions idiomatiques des recettes en anglais, ne savait pas vraiment de quoi parlait la mère de Lynda.

- Heu… Ce nom ne me dit rien…

L’américain, qui avait quant à lui l’habitude, traduisit alors pour son petit ami la recette des croques-messieurs.

- C’est des sandwichs carré avec du jambon et du fromage qu’on fait griller.

L’islandais affiche alors un air légèrement gêné, qui fut expliqué par la seconde remarque d’Alex, cette fois-ci destinée à Sheila.

- Par contre… Je suis désolé mais Jon et moi sommes végétariens… Mais si vous voulez, nous pouvons nous préparer quelque chose, on a l’habitude.

- Noooon ! Vous avez déjà fait à manger hier, c’est à moi !

Et, arborant un immense sourire, elle continua dans sa lancée en se dirigeant vers la cuisine.

- Une salade, ça vous va ?

- Ce serait parfait.

Et l’irlandaise disparue dans la pièce voisine, avant de revenir quelques instants après.

- Lynda ? Vous pourriez débarrasser la table de votre jeu et mettre des couverts ? En supposant que vous trainerez un peu en route, j’aurais fini en même temps que vous !

Et Sheila s’évapora cette fois-ci pour de bon, derrière la porte en bois, laissant là les quatre amis.

- Hé bien je crois que c’est fichu pour la partie… On range ?

Les trois garçons acquiescèrent en silence, Jon reposant sa carte et Alex récupérant discrètement la feuille de dessins en rangeant tout de même le crayon dans l’immense boîte bleu. Les deux compagnons furent obligés de se lâcher la main, mais ils auraient bien d’autres moments ensemble à venir. A quatre, le jeu fut vite rangé et Lynda s’en fut alors remettre le pictionary à sa place d’origine. Il ne restait plus qu’à mettre la table.


[HRP] Ouh... Long à écrire mais l'inspiration fut là... Et les délires aussi ! ^^ Bonne lecture ! [/HRP]



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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Sam 24 Mar - 0:47

’’A nous ?’’

Et sans attendre une réponse évidente, l’américain vit son petit ami prendre sa carte pour débuter le second tour du jeu, et alors qu’il allait retourner le sablier pour entamer son dessin…la mère de Lynda arriva comme la foudre dans la pièce, avec toujours autant de vivacité que de prestance dans ses phrases.

’’Alors Lily, vous gagnez ?’’

Ah tiens ? Lily ? Joli comme diminutif… et sans faire de pause réflexion, Sheila enchaîna avec un autre propos qui, aux yeux du griffon dont le plus gros membre était en train de crier famine, était sensiblement plus intéressant.

’’Pour le repas, des croques-messieurs, ça vous va ?’’

L’allemand connaissait un peu ce repas, se souvenant d’une soirée de ce nom là il y a quelques années chez des amis, et commençait à se réjouir en s’imaginant le repas… mais l’islandais en face de lui semblait plutôt perplexe face à la proposition de l’irlandaise.

’’Heu… Ce nom ne me dit rien…’’

Et traduisant pour une fois pour son ami à haute et intelligible, sans oublier compréhensible, voix, l’américain s’adressa à Jon.

’’C’est des sandwichs carré avec du jambon et du fromage qu’on fait griller.’’

Et étrangement, au lieu d’être content de ce menu, il sembla plus gêné qu’avant. Un commentaire supplémentaire d’Alex, expliquant une grosse partie du comportement des deux amis, vint dissiper les questions qui tournaient dans les têtes des membres de la discussion.

’’Par contre… Je suis désolé mais Jon et moi sommes végétariens… Mais si vous voulez, nous pouvons nous préparer quelque chose, on a l’habitude.’’

’’Noooon ! Vous avez déjà fait à manger hier, c’est à moi !’’

La mère de l’irlandaise s’en alla dans la cuisine avec un grand sourire, et sans s’arrêter, elle continua à proposer des menus. Elle n’est pas un peu hyperactive sur les bords ?

’’Une salade, ça vous va ?’’

’’*Elle ne sait pas s’arrêter une seconde pour respirer dans la vie ou quoi ?!*’’

’’Ce serait parfait.’’

’’*C’est justement ce que je me disais… c’est terrible !*’’

Et semblant confirmer les dires des deux amis de toujours, l’irlandaise ne tarda pas à revenir dans le salon, sonnant la fin de la partie de pictionary, au grand regret des participants.

’’Lynda ? Vous pourriez débarrasser la table de votre jeu et mettre des couverts ? En supposant que vous traînerez un peu en route, j’aurais fini en même temps que vous !’’

’’*Je parie même qu’elle serait capable de nettoyer tout le Sahara avant qu’on ait eu le temps de sortir de cette maison de fou !*’’

’’*Abuse pas non plus Dragn’ ! Enfin… c’est vrai que t’as pas tout à fait tort non plus…*’’

Et pendant que les deux amis discutaient, la maman de Lynda s’était retirée pour cuisiner derrière la porte, laissant un calme de mort sur la pièce, comme le silence après la tempête. Si l’armée n’était composée que de bombes comme elle, ça ferait longtemps qu’il n’y aurait plus de terrorisme sur Terre…

’’Hé bien je crois que c’est fichu pour la partie… On range ?’’

Et sur cette déclaration de la jeune fille, suivie de l’acquiescement des trois garçons, tout le matériel du jeu de société fut rangé dans sa boîte, la feuille à dessins, le sablier, le crayon et les cartes retournant à leurs places originelles et habituelles. Puis, se détachant de son petit ami, l’irlandaise s’en alla ranger le pictionary dans sa maison, au fin fond d’une armoire de bois. Puis, il fallait s’occuper de mettre la table pour le déjeuner. L’irlandaise distribua alors rapidement des rôles à chacun : elle s’occuperait de nettoyer la table, puis Karl et elle feraient les allers-retours dans la cuisine pour ramener la vaisselle, tandis que le couple américano-islandais s’occuperaient de disposer de l’ensemble sur la table du salon. Il faut dire que tout cela est passé en un souffle et qu’on a retrouvé un bout de Sheila en Lynda pour le coup… mais bon, elle s’en alla vivement dans la cuisine suivie de près par Karl. L’allemand la vit prendre une éponge, l’imbiber de liquide vaisselle avant de s’en aller par la porte pour passer un coup d’eau sur la table. Restait à savoir ce que le jeune homme devait emmener comme vaisselle.

’’Heuu… Sheila ? Que faut-il apporter comme assiettes ?’’

L’irlandaise s’arrêta alors quelques secondes dans ses préparatifs et se dirigea vers un tiroir qu’elle ouvrit en grand, avant de faire de même avec le meuble adjacent. Tout en retournant à sa salade, elle lui indiqua tout de même ce qu’il devait prendre, s’il n’avait pas compris.

’’Alors, dans le tiroir tu prends les fourchettes, les couteaux et les cuillères à café, et dans le meuble, tu prendras juste les grandes assiettes, on va faire simple aujourd’hui. Et Lily s’occupera des verres, c’est plus compliqué, il faut choisir lesquels enlever…’’

’’D’accord, je m’en occupe.’’

Et prenant quatre assiettes, il ajouta les couverts dessus avant de sortir de la cuisine, rencontrant une belle irlandaise sur son chemin qui l’embrassa prestement sur ses lèvres avant de le laisser finir son chemin jusqu’à la table où l’attendaient Alex et Jon, en grande discussion, visiblement. Karl libéra alors ses bras devant eux et alla s’asseoir un instant dans le canapé, pour laisser vaquer son imagination dans le lointain, chose qu’il n’avait pas eu le temps de faire depuis plus de 24h, fait rare chez l’adolescent.

’’*Karl ! C’est pas vraiment le moment là ! Il y a un peu trop de monde autour de nous…*’’

’’*Oui, je sais… mais j’ai peur que ça me tombe dessus d’ici pas longtemps sinon…*’’

’’*Oui, je sais, mais domine toi ! Attends jusqu’à ce soir juste, et tout ira bien !*’’

Et se résignant à son sort, l’allemand se releva et vint s’asseoir à table, où l’attendaient déjà ses trois amis. Il n’avait même pas vu que près de cinq minutes s’étaient passées pendant lesquelles il avait été dans le vague. Il s’installa à droite de Lynda qui lui adressa un sourire amoureux avant de reprendre sa main sous la table pour des petites caresses douces.

’’Bon, tout le monde à table ! Aslander ! On n’attend plus que toi !’’

Et une voix lointaine dans la maison vint répondre à celle de sa femme.

’’J’arriiiive ! Laissez-moi de quoi manger surtout !’’

Et seulement trente secondes plus tard, tandis que le père de Lynda s’installait à sa place à la table du salon, Sheila arriva avec le déjeuner.

’’*Attendeeeez ! Moi aussi j’arrive !!!*’’



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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Jeu 29 Mar - 15:38

Après quelques minutes, l’irlandaise apparut de nouveau dans le salon et elle distribua en une fraction de seconde des rôles à chacun des trois garçons. Durant un instant, Jon reconnu toute l’énergie de Sheila dans sa fille, qui semblait tourbillonner dans la pièce telle le vent polaire pris au piège entre des murs. D’après les instructions de la jeune fille, elle s’occuperait de nettoyer la table tandis que Karl se chargerait de ramener la vaisselle nécessaire et les deux musiciens de la disposer sur la table avec élégance. Alex se remettait à peine du flot de parole de Lynda, qui ressemblait d’ailleurs à certaines discussions à sens unique avec son petit ami lorsqu’il s’agissait de musique ou autres sujets passionnant aux yeux de Jon, que déjà, la jeune irlandaise s’en allait d’un pas vif vers la cuisine. Karl suivit alors sa petite amie et s’engouffra à sa suite dans la pièce où se trouvait Sheila en train de préparer de la nourriture qui dégageait un odorant fumet, du moins pour ceux qui n’avait pas décidé d’abandonner la viande. Jon et Alex se retrouvèrent alors seuls dans le salon, obligés d’attendre le retour du jeune élève avec les assiettes pour s’activer. L’islandais appuya alors ses avant-bras sur le bord d’une chaise et posa doucement sa tête dessus pour patienter tandis qu’Alex s’était éloigné de quelques mètres pour tenter d’apercevoir si Kara dormait toujours dans son coin.

- C’est dingue…

- Quoi ?

- J’ai une folle envie de jouer de la guitare…

- Je te l’avais dit, t’es un drogué du travail !

Un léger silence s’installa dans la pièce, durant lequel Jon arborait un sourire pensif.

- Mais quel travail merveilleux !

L’islandais soupira de contentement en repensant en quelques fractions de secondes à ses débuts. Alex s’approcha alors de son compagnon et le serra dans ses bras, obligeant Jon à abandonner sa chaise qui, de toute manière, finissait par devenir légèrement inconfortable.

- C’est sûr… Quel travail permettrait une aussi grande liberté ? Un aussi grand plaisir ?

- Et surtout, de travailler avec son petit ami ?

En guise de réponse, les deux garçons s’échangèrent un court baiser. L’amour est capable de répondre à de nombreuses questions, même si dans ce cas, celles énoncées par Jon et Alex étaient plus d’un style rhétorique. Puis, des bruits dans la cuisine annonçant le retour imminent d’une tierce personne, il fallut se séparer de la douce étreinte. Quelques instants après, l’irlandaise apparut effectivement et passa avec agilité un coup d’éponge sur la table, sans même remarquer les deux sourires amusés des garçons, et s’en retourna dans la cuisine toujours aussi rapidement. Jon eut à peine le temps de terminer sa phrase, que ce fut au tour de Karl de revenir dans la pièce, les bras chargés de vaisselles.

- Je ne changerais pour rien au monde de travail…

Le jeune allemand semblait être parti dans son monde et déposa la pile d’assiettes et couverts en jetant à peine un regard aux deux musiciens, avant de se diriger vers le canapé avec un air étrange sur le visage. Les récentes activités avaient peut-être un peu trop malmenées le jeune homme. Jon et Alex regardèrent passer leur ami, un regard interrogateur posé sur lui, se demandant ce qui pouvait bien lui arriver. Alex soupçonna une nuit trop courte, étant lui-même peu accoutumé à se lever si tôt, tandis que Jon éleva l’hypothèse que Sheila l’avait peut-être assailli de questions difficiles. Les deux garçons s’interrogèrent du regard mais un haussement d’épaules eut pour effet de clore cette discussion inaudible et les musiciens se concentrèrent plutôt sur la vaisselle qui attendait. L’islandais saisit alors le tas de couverts et les répartit sur la table, comme l’avaient fait les deux jeunes la veille. Alex s’occupa de passer derrière son petit ami avec les assiettes pour les déposer entre les deux morceaux de métal, et remarqua alors qu’il en manquait deux. Mais Sheila, apparaissant alors derrière lui, vint mettre fin à ses questionnements.

- Voilà les deux manquantes ! J’ai fait directement la salade dedans !

Et l’irlandaise déposa alors les deux assiettes pleines de salade sur la table, à la place des deux garçons. Pendant ce temps, Lynda, Alex et Jon s’étaient assis à leurs places respectives, jetant parfois un regard à Karl qui réfléchissait sur le canapé en se demandant s’il fallait l’appeler ou même, le réveiller. C’est d’ailleurs à ce moment précis que le jeune élève se décida à se lever, comme s’il avait deviné les pensées de ses amis, et vint s’asseoir aux côtés de sa compagne qui arborait maintenant un doux sourire amoureux. Karl avait repris son attitude habituelle et les deux garçons ne cherchèrent pas plus loin, ils savaient très bien qu’à certains moments, il était bon de réfléchir seul et sans que personne ne vienne nous déranger.

- Bon, tout le monde à table ! Aslander ! On n’attend plus que toi !

Jon faillit sursauter, ne s’attendant pas à une telle puissance dans la voix de l’irlandaise, et surtout si près de son oreille droite. Puis, une voix beaucoup plus lointaine se fit entendre au fond de la maison, répondant à l’appel de sa femme avec appétit.

- J’arriiiive ! Laissez-moi de quoi manger surtout !

L’islandais remarqua qu’une telle réplique n’annonçait rien de bon, quoique Jon n’ait pas vraiment à s’en faire car son assiette était déjà remplie. Aslander dévala alors les escaliers et arriva jusqu’à sa place en bout de table, à temps pour voir sa femme amener le plat couvert des dits croques-messieurs et le poser au centre de la table. Jon attendit que chaque membre de la tablée ait quelque chose dans son assiette et que les échanges de politesse eurent lieu, avant de saisir sa fourchette de la main droite, et de piquer un quart de tomate. La salade, accompagnée de morceaux de tomates, de maïs, de quelques concombres et d’une légère sauce, avait l’air succulente mais Jon sentait qu’il n’arriverait peut-être pas à la terminer. Malgré sa grand taille, le musicien mangeait généralement moins que ses amis car il avait pris l’habitude de déjeuner lentement, à son rythme, et de bien mâcher pour mieux digérer. Ainsi, il avait été parfois surnommé « la sterne » lors de certain repas, en référence au peu de choses que peu avaler un oiseau, proportions gardées.

- Et vous êtes végétariens depuis longtemps ?

Bonjour chères questions de mon cœur, vous m’aviez manqué ! Enfin, cela avait au moins le mérite d’occuper la conversation, et de plus, le sujet de conversation plaisait assez à Jon. L’islandais aimait discuter avec les gens de la cuisine végétarienne, du moins ceux qu’ils connaissaient déjà un minimum, et ainsi, convertir peu à peu ses amis à manger plus vert.

- Je suis devenu végétarien après avoir rencontré Jon. Il m’a en quelque sorte, initié à cela.

Un léger silence plana sur la tablée, avant que Jon ne se décide à répondre à son tour à la question, voyant que personne ne reprenait la parole à la suite de son petit ami.

- Pour moi c’était… Il y a assez longtemps… Je ne me rappelle plus exactement…

Et l’islandais arbora alors un discret sourire désolé, s’excusant ainsi auprès des membres attablés de sa réponse si vague. Jon se rappelait juste que lorsqu’il était jeune, il mangeait déjà peu de viande et avait décidé ensuite d’arrêter totalement, peut-être plus par convictions écologiques que pour la protection des animaux, même si les deux entraient en compte dans ce choix. Mais Aslander vint interrompre Jon dans sa réflexion sur son végétarisme.

- Moi, je ne pourrais pas me passer de manger de la viande ! Vous avez du courage !

Les deux garçons se regardèrent en souriant et pour une fois, ce fut Jon qui répondit en premier. Il fallait défendre ses convictions, tout en respectant bien sûr, l’avis des autres.

- Ce n’est pas si dur… Et c’est meilleur pour le corps…

- C’est sûr que pour ceux qui veulent, devenir végétarien présente de nombreux avantages… Mais également quelques inconvénients !

Sheila sembla, comme à son habitude, intéressée par les propos de ses nouveaux invités qui lui étaient pour l’instant encore assez inconnus.

- Par exemple ?

- Trouver des restaurants… Ou dans certaines fêtes traditionnelles. Mais on s’arrange toujours !

A discussion végétarienne s’acheva ainsi, en même temps que la sieste de Von.

- * Quoi ? Vous êtes à table et tu me réveilles même pas !? *

- * Tu as mangé il y a deux heures ! *

- * Toi aussi ! *

La logique de son compagnon était parfois indiscutable. Par chance, Jon avait eu le temps de réfléchir à une argumentation solide et dévoila alors son idée à son compagnon.

- * Je te donnerais à manger quand on rentrera à Khyssian. On ne va plus tarder. *

- * Mouais… T’as de la chance ! *

L’islandais leva discrètement les yeux au ciel tandis que Von entamait une vive discussion avec Kara à propos d’une de leur récente promenade près du lac au centre de Reykjavik. Pendant ce temps, Sheila avait eu le temps d’échanger quelques paroles avec sa fille, lui recommandant de ne pas rentrer trop tard, et autres conseils maternels. Alex quant à lui, venait de finir sa salade et Jon, n’ayant plus faim, lui glissa un regard en montrant du doigt son assiette. L’américain, habitué depuis longtemps aux signaux de son compagnon, soupira d’un air amusé et échangea les deux assiettes avant de terminer la salade de Jon. Par chance, seul Karl s’aperçut du manège des deux garçons et de toute manière, leur réputation était déjà perdue à ses yeux. Puis, une fois qu’Alex eut mangé les dernières feuilles et que le tas de croques-messieurs eut totalement disparu, Sheila annonça fièrement.

- J’ai fait un dessert !

Tous les membres, excepté la mère de la jeune fille, soupirèrent alors, signifiant qu’ils avaient déjà suffisamment mangé et qu’un dessert était vraiment de trop. Par chance, cela ne sembla pas vexer Sheila qui, au contraire éclata de rire.

- Je plai-sante ! Je ne vais pas vous gaver !

Et un soulagement collectif s’abattit sur la tablée, mais il fut de courte durée, du moins pour certains.

- Mais maintenant, il va falloir débarrasser ! Aslander, tu vas m’aider, les jeunes doivent ranger leurs affaires et se préparer !

Et la dure réalité vint alors frapper le petit groupe, les matelas et sacs de couchages trainaient toujours dans un coin de la pièce, empilés pour prendre moins de place. Jon se frotta alors doucement l’œil gauche, occultant quelques instants sa vision, avant de se lever à la suite de son petit ami et des deux adolescents. Aslander commençait quant à lui à empiler les assiettes et les couverts tandis que Sheila était retournée dans la cuisine avec des verres dans les mains.

- On y va ?

Et les quatre amis s’en furent à l’autre bout du salon et commencèrent à plier correctement les sacs de couchage. Une fois cela effectué, Jon et Alex furent chargé de les remettre à leur place initiale, ils devaient bien se rappeler du chemin. Et effectivement, le dédale jusqu’à la cachette secrète leur fut vite familier et les deux garçons terminèrent vite leur tâche, tandis que Karl et Lynda s’étaient occupés de monter les matelas à l’étage. Après une petite dizaine de minutes, les deux couples se rejoignirent dans le couloir.

- Hé bien si vous êtes prêts, on peut y aller !

Les deux musiciens et Karl acquiescèrent, et Lynda annonça alors leur départ à sa mère qui finissait de ranger la table.

- D’accord ! Amusez-vous bien et ne rentre pas trop tard !

Lynda répondit à l’affirmative à Sheila et les quatre amis se dirigèrent vers le hall d’entrée pour enfiler leurs habits d’hiver. Jon laça ses chaussures de cuir et revêtit son manteau, comme le firent également les trois autres personnes présentes. Puis, une fois habillé chaudement, le petit groupe franchi la porte et ils se retrouvèrent alors au dehors. Le ciel était nuageux comme la veille, mais cette fois-ci, les flocons ne semblaient pas se décider à tomber. Cela tombait d’ailleurs plutôt bien car la neige au sol était déjà assez épaisse et empêchait suffisamment les gens de marcher. Par chance, le trottoir devant la maison avait été dégagé et Lynda se décala alors de quelques mètres pour faire face aux trois garçons.

- Il faut y aller en voiture, n’est-ce pas ?

Jon et Alex se regardèrent alors avec de grands yeux.

- On ne sait plus vraiment où se trouve la voiture…

L’américain afficha un léger sourire tandis que l’islandais était véritablement hilare.

- On s’est arrêté près d’un bar, pas loin du parc. Mais à part ça...



[HRP] Vive les croques-messieurs au tofu ! \0/ Et... P***** d'oraux blancs !!! [/HRP]


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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Mer 4 Avr - 18:42

Sheila posa donc un plat garni de succulents croques-messieurs au centre de la table, à presqu’égale portée de chaque personne intéressée. S’apercevant enfin que les assiettes du couple en face de lui étaient déjà remplies de victuailles végétariennes, Karl se dit que tout le monde devait être enfin prêt pour passer à table et s’empara avec envie de ses couverts. La politesse fut de mise, comme d’habitude, et une fois le classique ‘’Bon appétit !’’ échangé par tous les intervenants du repas, le plat de résistance fut assailli de toute part. Dragniz se faufila derrière la chaise de Karl, du côté opposé à Lynda, et s’allongea à ses côtés, attendant une diversion…

’’Et vous êtes végétariens depuis longtemps ?’’

… comme celle-ci. La mère de la jeune irlandaise, cette dernière ne quittant plus la main de son petit ami, était repartie sur ses interminables questions.

’’*Personnellement, je pourrais pas me passer plus de trois heures d’un peu de viande, plutôt mourir !*’’

Comprenant le message de son compagnon, et parcourant la table des yeux pour voir s’il était observé, l’allemand saisit alors deux croques-messieurs du plateau et les prit dans son assiette. Voyant que toute l’attention était sur les deux hommes, il lâcha un croque-monsieur dans son assiette tandis que l’autre continua son chemin jusqu’au griffon qui l’attrapa à la volée dans un léger claquement de bec, à peine audible. Seul le chat des irlandais prit un peu peur tandis qu’il s’approchait de la table familiale, et s’enfuit dans son coin. Pendant ce temps, l’américain répondait tranquillement à l’interrogation menée par Sheila.

’’Je suis devenu végétarien après avoir rencontré Jon. Il m’a en quelque sorte, initié à cela.’’

Un vide sonore s’installa durant quelques secondes sur l’assemblée, blanc durant lequel l’allemand n’entendait plus que les terribles bruits de mastication de son compagnon ainsi que les siens et ceux de sa voisine, les derniers à avoir la possibilité de manger paisiblement ce repas. Puis, Jon se rendit et dit quelques mots.

’’Pour moi c’était… Il y a assez longtemps… Je ne me rappelle plus exactement…’’

Relevant les yeux de son assiette vers l’islandais, Karl l’aperçut visiblement gêné de ne pas pouvoir être plus précis que cela dans sa réponse. A nouveau, une minute de silence fut entamée par les membres de la tablée, permettant à tout le monde de recommencer de manger, avant qu’Aslander n’ouvre ses lèvres pour glisser une intervention de sa part, tout de même. Peut-être pour montrer qu’il existe un peu à côté de l’imposante figure de sa femme ?

’’Moi, je ne pourrais pas me passer de manger de la viande ! Vous avez du courage !’’

Karl aperçut un échange de regards entre les deux vieux complices lui faisant face à cette déclaration, et Jon prit la parole, histoire d’expliquer qu’il pensait avoir fait le bon choix en abandonnant toute trace de viande dans ses repas. Après tout, pourquoi pas ?

’’Ce n’est pas si dur… Et c’est meilleur pour le corps…’’

’’*Mission impossible pour moi… et ça ruinerait une certaine quantité de mes capacités aériennes je crois…*’’

’’C’est sûr que pour ceux qui veulent, devenir végétarien présente de nombreux avantages… Mais également quelques inconvénients !’’

’’*Et encore, il est vachement gentil avec le ‘’quelques’’ le bougre ! Moi, à part que ça coûte moins cher, je vois pas d’intérêt !*’’

En tout cas, malgré la réticence du griffon à écouter cela, la maman irlandaise semblait toutefois très intéressée par cette discussion. Elle devait aimer en savoir plus sur tous ceux qui passaient sous son toit… voire même les autres…

’’Par exemple ?’’

’’Trouver des restaurants… Ou dans certaines fêtes traditionnelles. Mais on s’arrange toujours !’’

’’*Le nombre de fêtes qu’on raterait si tu étais végétarien… imagine ! Pas de fête de la bière à Munich ! Ben oui, c’est le moment où on se gave de choucroute chez nous ! Et de la choucroute sans viande, c’est moins cool. Enfin bon, moi, après, ce que j’en dis… ils vivent leur vie après tout !*’’

’’*Pour quelqu’un qui dit pas grand chose, j’entends que toi Dragn’… laisse les tranquilles les pauvres !*’’

’’*Mouais… n’empêche qu’abandonner la viande, ça, jamais.*’’

Et c’est sur ces propos que s’acheva la discussion sur le thème du végétarisme entre l’allemand et son griffon, le déjeuner ayant repris tous ses droits. Lynda reçut simplement quelques conseils et recommandations de la part de sa mère pour son après-midi, mais l’allemand ne les entendit pas ou faiblement. Probablement des paroles d’une mère attentionnée prenant soin de sa fille qui allait s’en aller au milieu de parfaits inconnus, dont un islandais ! Le plateau qui était au début du repas garni de croques-messieurs était déjà au trois-quart vide, et l’assiette de l’américain était déjà intégralement vidée. D’ailleurs, n’ayant que l’assiette de ses opposants à regarder, il aperçut un subtil échange de gamelle entre les deux garçons. Jon n’avait probablement plus faim, tandis que l’estomac de l’américain devait être plus extensible… peut-être est-ce génétique ? En tout cas, l’appétit d’oiseau de l’islandais fut remarqué par l’allemand qui préféra ne pas l’indiquer à son compagnon qui se serait fait un plaisir de reprendre son discours précédent. Enfin, peu de temps plus tard, l’ensemble du repas était descendu dans l’estomac des êtres divers autour de la table, Dragniz ayant réussi à avoir deux croques-messieurs tout de même. Voyant que son repas avait été apprécié, et d’un air fier et souriant, Sheila annonça avec une ironie peu facilement audible :

’’J’ai fait un dessert !’’

Un soupir général reçut cette déclaration de l’irlandaise, traduisant bien le fait qu’ils étaient déjà tous vraiment repus. A ce bruit, Sheila éclata de rire, montrant qu’elle s’était littéralement moquée d’eux, et qu’ils s’étaient bien fait avoir…

’’Je plai-sante ! Je ne vais pas vous gaver !’’

Le soulagement fut général et relativement très audible, ce qui devait quand même apporter quelques questions dans la tête de l’irlandaise, et notamment celle sur l’image qu’on avait d’elle… mais ce questionnement ne tarda pas et sonnant la fin du repas, Sheila libéra les jeunes.

’’Mais maintenant, il va falloir débarrasser ! Aslander, tu vas m’aider, les jeunes doivent ranger leurs affaires et se préparer !’’

Quelles affaires ? … oh zut, les sacs de couchage…

Les regards des quatre concernés s’étaient en effet tournés vers les matelas et sacs de couchages qui traînaient toujours de l’autre côté de la pièce. Alex se leva alors, suivi de Jon puis de l’autre couple dans un silence pénible. De son côté, le père de Lynda commençait à ranger la table pendant que sa mère s’en était allée dans la cuisine pour laver les verres.

’’On y va ?’’

Et le petit groupe s’en alla vers leur labeur qui les attendait, patiemment, au bout du salon. Ils s’occupèrent alors de plier les sacs de couchage, chacun en prenant un, puis Jon et Alex furent chargés de les ramener à leur place de la veille. Pendant ce temps, Karl et Lynda remontèrent les deux matelas à l’étage, le jeune allemand ayant presque réussi à se gameller dans les escaliers, provoquant le fou rire de sa petite amie. Il faut dire que Dragniz se donna à cœur joie de commenter cette chute et de la déformer toutes les cinq secondes ; potentiellement pour la raconter à Von et Kara plus tard… mais bon, ils finirent par réussir à ranger les matelas à l’étage et redescendirent tranquillement pour rejoindre l’autre couple dans le couloir. Les adolescents ayant mis une dizaine de minutes pour régler le problème des matelas, Karl s’imagina que les deux autres avaient du les attendre un peu, sauf s’ils s’étaient perdus, mais Lynda le coupa dans ses pensées dès leurs retrouvailles collectives.

’’Hé bien si vous êtes prêts, on peut y aller !’’

Ses compagnons firent un mouvement de la tête pour approuver l’idée, et Lynda dit au revoir à Sheila.

’’D’accord ! Amusez-vous bien et ne rentre pas trop tard !’’

Lynda fit une petite réponse à sa mère, que Karl n’écouta pas à cause de Dragniz, trop heureux de retourner à Khyssian et manger un morceau. Le petit groupe se dirigea alors vers le hall d’entrée où chacun se revêtit de ses vêtements de la veille, sauf Lynda qui prit quelque chose d’un peu plus chaud tout de même. Enfin, ils sortirent tous de chez l’irlandaise pour se retrouver à l’air libre. Le ciel était maussade, ayant refilé son vieux trente et un grisâtre, et même si ce n’était pas encore le cas, il était fortement probable qu’il neige comme la veille. La couche de neige qui se reposait sur le sol, quant à elle, restait assez impressionnante, compliquant le voyage pédestre. Après avoir fermé la porte à clef, Lynda s’avança sur le trottoir, dégagé devant sa maison – Karl supposa que Sheila s’en était occupée en se levant – pour faire face aux trois garçons.

’’Il faut y aller en voiture, n’est-ce pas ?’’

’’*Ah ! Tiens… bonne question.*’’

’’*Tu te souviens où vous vous étiez garés hier ?*’’

’’*Pas trop, mais j’espère qu’ils ont pensé à mettre ça quelque part dans le vide sidéral de leur cerveau !*’’

Mais au vu du regard échangé dans le couple islo-américain, leur réponse ne laissait pas trop de doute.

’’On ne sait plus vraiment où se trouve la voiture…’’

’’*Dommaaaaaaaaage !*’’

L’américain tenta d’afficher un sourire pour garder bonne contenance, mais l’islandais était visiblement hilare. Un léger souvenir traversa tout de même Alex, laissant un léger espoir.

’’On s’est arrêté près d’un bar, pas loin du parc. Mais à part ça...’’

’’Ouiiiiii ! On était allés le matin à un bar qu’ils connaissaient… je crois qu’il s’appelait ''The Irish Brew'', ça te dit quelque chose Lynda ?‘’

’’Attends que je réfléchisse… oui, je crois savoir où c’est, suivez moi.’’

Et sans un mot de plus, la petite troupe s’en alla à travers les rues enneigées dans une direction inconnue, suivant à l’aveuglette la jeune irlandaise, guide d’un soir et d’un matin… la balade dura un bon quart d’heure, mais ils arrivèrent enfin devant le bar de la veille, et Alex réussit à se souvenir de comment retrouver sa voiture à partir de là. Finalement, ils retrouvèrent l’automobile sous une tonne de neige, et une fois la neige majoritairement déblayées, ils purent enfin rentrer dans la machine de ferraille. Les deux jeunes amoureux se retrouvèrent à l’arrière du véhicule et laissèrent les deux plus grands un moment dehors pour décider qui allait prendre le volant… en d’autres termes, lequel était le moins saoul.

[HRP]Désolé pour un aussi long temps avant de répondre… enfin, tu sais bien ^^ ta dernière réponse était trop longue ! Résultat, ben, je m’arrête là Razz [/HRP]

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Dernière édition par Karl von Drägn le Jeu 12 Avr - 15:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Jeu 5 Avr - 21:17

La remarque d’Alex sembla faire émerger quelques traces de mémoire dans l’esprit du jeune allemand.

- Ouiiiiii ! On était allés le matin à un bar qu’ils connaissaient… je crois qu’il s’appelait « The Irish Brew », ça te dit quelque chose Lynda ?

Par chance, la jeune irlandais semblait connaître le bar qu’avaient fréquenté ses amis la vieille, et les deux garçons se détendirent alors totalement, même si ce genre de situations de les inquiétaient généralement pas plus que cela. Bien sûr, ce n’était jamais très drôle de chercher durant des heures son véhicule, surtout lorsqu’il est couvert de neige et que ces même larmes d’anges recouvrent toute la ville et gênent la marche.

- Attends que je réfléchisse… oui, je crois savoir où c’est, suivez moi.

Un flocon vint virevolter près de la tête de Von, qui en profita pour l’avaler avant de se rassoir, les yeux pétillant d’une envie de sauter dans la neige, malheureusement réfrénée par son compagnon qui refusait que le goupil trempe ensuite la voiture. Et sans ajouter un seul mot, l’irlandaise s’élança dans la neige déjà maculée de trace de pas de la veille, progressant avec tout de même moins d’aisance que les deux garçons habitués aux froids hivers. Le reste de la troupe suivit sans faire de difficultés et Von dut retourner sur le dos de Dragniz, s’épargnant ainsi tout de même une marche épuisante dans la poudreuse qui, à la taille d’un renard, paraissait beaucoup plus imposante. Le mauvais temps semblait avoir eu bon des habitants, et Jon devina que chacun devait, en ce dimanche, profiter de la chaleur familiale au coin d’un feu, assis sur un fauteuil confortable, un livre à la main.

Et effectivement, le petit groupe ne croisa que peu de passants, la plupart frigorifiés et emmitouflés dans des couches impressionnantes de vêtements. Aucun d’entre eux ne fit attention aux quatre humains qui marchaient péniblement dans la neige, trop occupés à regarder leurs pieds et l’endroit où il fallait les mettre. Jon, lui, prêtait toujours attention aux gens qu’il croisait, du moins lorsqu’il ne discutait pas ou n’avait rien d’autre à faire. L’islandais aimait beaucoup s’amuser à laisser ses pensées deviner les activités des gens qu’il croisait, ce qu’ils faisaient dehors, leur métier et autres informations toutes aussi banales mais, aux yeux de Jon, passionnantes. Cette occupation, qui rythmait ses nombreuses promenades dans le centre-ville de Reykjavik, lui avait permis de repérer de nombreuses similitudes entre les gens et leurs comportements. Généralement, les personnes qu’il croisait semblaient tristes, sans aucun sourire sur le visage, habillés de noir et regardant par terre, sans un jeter un coup d’œil sur les autres ou sur la nature. Mais lorsqu’on esquissait un simple sourire en croisant un rare regard, le visage d’un passant s’illuminait soudainement, et la journée s’embellissait de cet échange. Une simple petite bougie peu en allumer d’autres, et ensembles, elles forment une lueur qui perce l’épais brouillard du quotidien.

La neige continuait inlassablement de crisser sous les pieds du musicien, et même après des années, cette douce musique lui était toujours aussi agréable à l’oreille. Elle lui murmurait des souvenirs de jeunesse, les batailles dans les parcs de la capitale islandaise avec ses jeunes amis, ses promenades familiales en banlieue, les glissades sur le lac Tjornin, jamais complétement gelé en hiver à cause de l’arrivée d’eau près de l’hôtel de ville. La neige était un élément indissociable de la vie d’un islandais mais, suivant les personnes et les circonstances, ce manteau blanc pouvait être aussi apaisant qu’un rayon de soleil dansant sur la joue, ou aussi étouffant que de lourds nuages noirs se profilant à l’horizon. Et tandis que Jon laissait des pensées étranges défiler dans son esprit, Alex en avait profité pour saisir la main de son compagnon, dont les doigts dénudés commençaient à refroidir sérieusement, extirpant au passage l’islandais de ses réflexions internes. Le musicien esquissa un sourire et les deux garçons continuèrent alors de marcher, contemplant comme à leur habitude, le paysage environnant pour ne pas perdre une miette de la beauté du monde, aussi cachée soit elle.

La petite promenade dans la neige, qui devait alors mesurer jusqu’à 25 centimètres d’épaisseurs sur les toits, ne dura qu’un petit quart d’heure, alors que Jon aurait juré s’être éloigné beaucoup plus que cela de la voiture. A croire qu’ils avaient tournés dans le même secteur toute la journée de la vielle. Par chance, les trottoirs avaient été dégagés tôt ce matin par des employés de la ville et il n’y eu pas de nouvelle chute sur le chemin, une fois de plus empreint d’un silence presque religieux. Bien évidemment, avec toute la neige tombée la veille et durant la nuit, le véhicule d’Alex était également couvert d’une épaisse couche de neige et il fallut alors enlever toute cette couverture blanche à la main, les outils étant inaccessible sous peine de recouvrir totalement les sièges de millions de flocons. L’islandais, qui était le seul à ne pas porter de gants, ou du moins de gants entiers, regretta cela assez vite mais fini par s’accoutumer à la morsure de la glace. La voiture fut assez vite débarrassée du plus gros de la neige, car il faut dire que quatre paires de bras et l’aide subtile d’un griffon permettent de déneiger rapidement. L’américain put alors sortir du véhicule les outils indispensables pour retirer le givre des fenêtres et du pare-brise et après quelques minutes d’intense travail, le petit groupe s’installa, éreinté, dans l’habitacle encore froid de la nuit passé dehors. Alex décida de prendre le volant, seul lui connaissait bien le chemin jusqu’à son université, et l’islandais s’installa alors sur le siège de gauche, Von sur les genoux. Le griffon devait quant à lui, suivre une fois de plus la voiture depuis les airs tandis que Kara, d’une taille beaucoup plus adéquate, s’était niché sur le repose tête au-dessus de son compagnon. Une fois le siège mis à la bonne taille, le dernier conducteur mesurant une quinzaine de centimètre de plus, et tous les réglages fait, l’américain inséra les clefs dans la voiture.


- La radio, ça ne dérange personne ?

Jon fit signe que non, arborant au passage un grand sourire et les deux adolescents assis à l’arrière ne semblaient pas non plus être contre le fait de mettre un peu de musique. L’américain alluma alors le petit appareil encastré dans la voiture et tourna le bouton pour écouter les différentes fréquences.

- Non… Non…

Celles que captait le véhicule étaient pour l’instant des chaînes de discussions et de paroles, parfois même en irlandais, ce qui ennuyait profondément Alex et lui donnait généralement, un mal de tête en grande partie dû à sa perception exceptionnelle des informations distillées.

- Aie…

Et effectivement, un homme venait d’annoncer des résultats erronés d’un sondage, obligeant l’américain à subir une vibration peu agréable. Alex changea immédiatement de fréquence et finit par trouver enfin une chaîne qui diffusait de la musique et ne tenta pas de chercher plus loin. Il ne connaissait pas vraiment la radio anglo- irlandaise, ni même Jon, et décida de rester sur ce premier choix, même si la musique n’était pas la plus récente possible, surtout du point de vue du garçon du Maryland.

- * Bon on démarre ou vous comptez camper là ? *

- * Mais deux secondes… On n’est pas pressé ! *

- * En l’occurrence, si. *

- * Morfal ! *

Et la discussion entre les deux compagnons s’acheva sur cette remarque, la voiture démarrait. Même si leurs échanges verbaux et autres chamailleries ne le laissaient pas penser, Jon et son goupil étaient très liés et tous les commentaires qu’ils pouvaient faire l’un sur l’autre n’étaient jamais énoncés avec un accent de méchanceté, et encore moins avec la volonté de blesser l’autre. C’était simplement un jeu entre garçons et entres amis. La musique défila dans les oreilles des passagers, les chansons ne semblaient pas très connues et Jon n’en connaissaient que peu dans celles qu’il entendait. Cela devait être une fréquence qui diffusait des artistes qui émergeaient à peine.

- Við the vegur, Þegar við förum að tala við… leiðtogi ? (Au fait, quand ira-t-on parler au chef)

Jon, qui contemplait les toits couverts de neige défiler au dehors, fut légèrement surpris par les paroles de son compagnon, auxquelles il ne s'attendait pas vraiment.

- Leiðtogi ? … Forstöðumaður frekar? (Au chef / Au directeur plutôt)

- Jà !

- Ég veit ekki... Þegar við komum ? (Je ne sais pas / Lorsqu’on arrivera)

- En Karl og Lynda ? Hvað þeir vilja gera ? (Mais Karl et Lynda / Que feront-ils)

L’islandais haussa les épaules et répondit naturellement tandis qu’il caressait doucement la tête de Von, qui s’était entre temps endormi sur ses genoux.

- Það sem þeir vilja... Við munum mæta áður tónlist herbergi. Þetta ætti ekki að vera lengi ! (Ce qu’ils voudront / On se retrouvera devant la salle de musique / Ca ne devrait pas être long)

- D’accord.

L'islandais trouvait cela amusant, de jouer ainsi avec les deux langues. Derrière eux, les deux adolescents s’étaient également mis à discuter et Jon se concentra alors sur la musique pour essayer de ne pas entendre les paroles du jeune couple. Après tout, eux ne pouvaient pas parler dans une autre langue pour ne pas être compris. Puis, après quelques minutes, seule la chanson persista dans l’habitacle et ce, jusqu’à l’arrivée dans la ville où se trouvait l’université, une vingtaine de minute après. Il devait bien y avoir deux cents mille d’habitants qui habitaient là et l’islandais songea que c’était bien diffèrent du cadre de Khyssian. L’université se trouvait au centre-ville, qui finalement était assez tranquille et verdoyant, et ressemblait plus à un bâtiment d’art moderne qu’à une école. Enfin, après tout c’était une école d’art. Alex ouvrit le portail à l’aide d’un petit appareil, et pénétra dans le parking, où il gara la voiture. Jon ne put s’empêcher de dévorer des yeux ce nouveau paysage qui lui était offert. L’américain détacha sa ceinture et se tourna vers ses trois amis avec un grand sourire.

- J’en ai pour cinq minutes !

Mais alors qu’Alex s’apprêtait à ouvrir la porte, une voix retentit derrière lui, de même qu’un claquement de ceinture qu’on décroche.

- Je peux venir avec toi ?

L’américain se retourna et regarda son compagnon.

- J’ai juste quelques affaires à prendre… Og hugsa um Von svefn ! (Et pense à Von qui dort)

Puis, Alex déposa un court baiser sur les lèvres de Jon, faisant ainsi disparaitre l’air légèrement vexé de l’islandais, avant d’ouvrir la porte et de se faufiler dehors.

- Et puis tu trainerais dans les couloirs !

Et l’américain referma la porte avec un grand sourire, stoppant par la même occasion le courant d’air froid qui pénétrait dans l’habitacle chauffé, tandis que Jon, hilare, tira la longue à son petit ami. Le sourire d’Alex s’agrandit mais le garçon disparu bien vite du champ de vision des occupants de la voiture, s’éloignant dans la neige à une vitesse assez rapide. L’islandais, qui s’était rassis correctement, soupira longuement en caressant la tête de son compagnon. Von, en plein rêve, agitait les moustaches et cela avait le don d’amuser Jon, qui se demandait à quoi pouvait bien songer le goupil. Jusqu’au retour d’Alex, personne n’osa prendre la parole, que ce soit par timidité, par flemmardise ou simplement car le silence, dans le cas présent un silence musical, pouvait parfois être beaucoup plus intéressant que des paroles.

Soudain, le coffre s’ouvrit en grand et l’américain apparut dans l’ouverture, balança son sac au fond, sur diverses affaires déjà présentes, avant de claquer avec force le bout de ferraille. Von ne broncha même, ce qui surprit d’ailleurs l’islandais mais finalement, ce n’était pas plus mal. Au moins, il n’avait pas à subir les commentaires de l’animal affamé. Alex se glissa de nouveau sur son siège et tourna les clefs restées dans la fente de contact. Le moteur ronronna doucement tandis que la musique cessa quelques instants.


- Ça va ? J’ai pas été trop long ?

Jon murmura un léger « nei » avant de remarquer que son petit ami avait quelques flocons sur la tête. L’islandais secoua alors doucement les fins cheveux bruns d’Alex de la main droite en lui demandant.

- Il neige de nouveau, dehors ?

L’américain afficha un sourire et répondit à l’affirmative avant de faire reculer le véhicule pour sortir du parking.

- C‘est juste quelques flocons… On devrait quand même arriver à Khyssian.

L’islandais songea qu’il ne manquait plus que cela, se retrouver coincé dans la neige au milieu de la route. Mais la route, malgré la blancheur inhabituelle et d’ailleurs, croissante, était tout à fait praticable et les pneus y adhéraient bien. Le voyage se déroula donc sans encombre, à part quelques chansons qui prouvaient les goûts douteux des gérants de la chaîne, et le petit groupe finit par arriver à khyssian, une trentaine de minutes après leur départ de l’université d’art. La voiture pénétra alors dans l’enceinte de l’université grâce au petit badge pour les voitures de professeurs, que Jon avait confié à Alex car ainsi, ce dernier pouvait venir chercher l’islandais en toute tranquillité. De toutes manières, les visites étaient autorisées mais ainsi, il n’avait pas à chercher une place de parking libre. Le véhicule se gara donc après un créneau réussi, à sa place réservée et tous les occupants purent descendre. Von fut réveillé et s’étira longuement avant de daigner sortir et se jeter dans la neige avec joie. Alex et Lynda récupèrent leurs affaires respectives, l’un dans le coffre et l’autre à l’arrière de la voiture, puis les quatre humain et les compagnons se dirigèrent vers le bâtiment principal en brique rouge. Lynda découvrait les lieux et semblait impressionnée, tandis que les deux garçons regardaient avec toujours la même étincelle dans les yeux, le paysage enneigé, main dans la main. Après une petite marche sur le chemin de gravier, ils arrivèrent dans le hall principal où, pour une fois, il régnait une atmosphère très calme. La plupart des élèves devaient trainer dans leurs chambres ou dans des salles telles que la bibliothèque. Le petit groupe s’arrêta au pied des immenses escaliers tandis que deux élèves passèrent en courant, suivit d’un chat et d’un cheval. Finalement, Jon se demanda si c’était une si bonne idée d’avoir emmené Lynda dans un tel endroit.

- Karl, Lynda ? Je vais déposer mes affaires et avec Jon, on doit régler un petit truc. On se retrouve dans une demi-heure devant la salle de musique ? Karl tu sais où c’est ?

L’allemand acquiesça au deux questions et l’américain et Jon s’élancèrent alors à l’assaut des escaliers, laissant les jeunes s’occuper dans leur coin.



[HRP] Je sais... Je ne peux pas m'empêcher d'écrire... J'adore çaaaa ! \0/ [/HRP]


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Tjùùùù...


" I am a very positive guy, I am quite happy in general, so... I think that if you think positive, the… The force is with you ! Basically. "

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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Jeu 12 Avr - 14:58

Au grand soulagement entendu entre Karl et Lynda, ce fut Alex qui s’installa au poste de commandes de la voiture, tandis que son petit ami prenait la place à ses côtés, un poids invisible sur ses deux genoux. S’imaginant son compagnon bien conduit, cette pensée due au fait que le danger roulant n’avait pas le volant, Dragniz s’envola quant à lui au-dessus du lot et contempla avec mépris la mécanique humaine. Il avait toujours eu un cruel manque de confiance en cette chose informe et bruyante, sans oublier polluante, et c’est pour ça qu’il préférait toujours conduire son jeune ami lui-même, normalement. Il faut dire que la situation avait changé en une soirée… mais bon, revenons dans la voiture. Une fois qu’Alex s’était bien installé dans son siège, Kara juste au-dessus de lui sur son repose-tête, l’américain introduisit les clefs du véhicule dans la fente destinée à cet effet, et posa une question pour détendre l’atmosphère, probablement :

’’La radio, ça ne dérange personne ?’’

Karl aperçut Jon faire un signe de tête pour répondre à la négative, un sourire aux lèvres, tandis que les deux adolescents ne dirent rien. Qui ne dit mot consent, et l’américain alluma sa radio et commença à chercher une bonne fréquence. Pendant ce temps, Lynda prit la main de son voisin et fit des petits cœurs dans sa paume avec son pouce, procurant des frissons dans tout le corps de l’allemand. Louchant un instant vers l’avant, les deux jeunes profitèrent de l’inattention des plus vieux pour s’embrasser vivement sur les lèvres et se toucher du bout de la langue celle du partenaire, avant de se remettre à leurs places respectives à l’arrière de la voiture. Alex semblait avoir du mal à trouver sa chaîne de radio en attendant…

’’Non… Non… ‘’

Le son provenant de l’appareil à ondes radio grésillait en permanence, l’américain zappant très rapidement de canal, et ces actions n’intéressant pas vraiment les deux amoureux derrière, ils n’écoutaient pas vraiment ce qu’il se passait.

’’Aie…’’

Sorti de sa transe et vibrant sous les caresses de sa petite amie, Karl se demanda ce qui avait causé cette intervention américaine, mais se rendormit ne voyant rien de grave. Enfin, un air musical se propagea dans l’enceinte de l’automobile, air pas très récent, mais c’était toujours ça. Enfin, la voiture démarra.

’’*J’ai bien cru que vous n’arriveriez jamais à décoller, heuu, démarrer. Il était tellement bourré qu’il trouvait pas le trou pour mettre la clef ?*’’

’’*Il cherchait de la musique…*’’

’’*Ouais… c’est ça… ça prend dix secondes à balayer les ondes et trouver de la musique !*’’

’’*Il a peut-être des goûts plus compliqués que les tiens Dragn’ ?*’’

’’*Pas faux… bon, je vous suis tranquillement !*’’

’’*Yeah ! Bon vol vieux, fais attention avec le vent quand même ! Et te trempe pas avec la neige hein ?*’’

Et le griffon s’en alla dans le ciel sans répondre, jouant comme un enfant avec les minis flocons de neige s’échappant des branchages de certains arbres, pendant que la machine métallique s’en allait serpentant à travers les rues irlandaises.

’’Við the vegur, Þegar við förum að tala við… leiðtogi ?’’

Ach… ich glaube, dass ich etwas gehört habe, aber ich habe nichts verstanden !

Et le pire fut que l’islandais, après un moment de silence, surenchérit sur son petit copain.

’’Leiðtogi ? … Forstöðumaður frekar?’’

’’Jà !’’

Hmm… Jà hört ein bisschen wie „ja“ aus... so Alex hat etwas zu Jon gefragt ! Ahahah... ich bin so gut.

’’Ég veit ekki... Þegar við komum ?’’

’’En Karl og Lynda ? Hvað þeir vilja gera ?’’

Sie sprechen von Lynda und mir ? Aber... über welche Projekt ?

Et se tournant vers son amie qui avait repéré les mêmes mots visiblement que lui, il lui demanda dans un chuchotement quasi-inaudible juste avant que Jon ne hausse les épaules dans un coin de l’œil de l’irlandaise :

’’Tu as compris ce qu’ils veulent dire à propos de nous ?’’

’’Það sem þeir vilja... Við munum mæta áður tónlist herbergi. Þetta ætti ekki að vera lengi !’’

’’Non, mais en même temps, il a un bug, qu’est-ce qu’il fait Jon ?’’

’’D’accord.’’

Et tandis que les deux adultes semblaient avoir convenu de quelque chose entre eux, Karl vit Jon caresser le renard sur ses genoux, ce qui ne le choqua pas, avant qu’il ne se souvienne que son amie ne voyait pas leurs compagnons.

’’*Dragniz ! Jon fait le con, il est en train de caresser Von et Lynda l’a vu, je lui dis quoi moi ?*’’

’’*Pffff… invente quelque chose, comme d’habitude… trouve lui un toc au pire, comme ça risque de lui reprendre une autre fois, c’est une excuse à multiple utilisations au moins !*’’

Et utilisant l’idée géniale de son diabolique compagnon, Karl répondit d’un air un peu contrarié, ce qu’il était réellement, par l’activité de l’islandais.

’’Heuu… t’occupe pas de ça, je crois qu’il a juste quelques petits tics, rien de grave.’’

’’Ok… mais j’allais dire, on va où là en fait ? Tu m’avais pas dit qu’on allait dans ce coin là toi ?’’

Et se penchant vers la fenêtre, l’allemand aperçut un cadre inconnu à son actif.

’’*Dragn’, on est où ?*’’

’’*J’en sais rien, mais j’aperçois une université plus loin, peut-être qu’Alex va faire un tour chez lui ?*’’

Et relayant l’information, l’allemand détacha son regard de la fenêtre pour se concentrer sur les doux yeux de son amoureuse.

’’Je pense qu’on arrive à l’université d’Alex, il a peut-être quelque chose à prendre là…’’

L’irlandaise sembla satisfaite par la réponse de Karl et reprit sa main, lâchée par erreur deux minutes plus tôt. La voiture s’immobilisa devant un portail, qui s’ouvrit sous l’action d’une petite commande de l’américain, et le groupe entra dans son université… qui ne ressemblait pas tant que ça à une école.

’’*Hé ! Karl ! Regarde moi ça, ça ressemble encore moins à une université que Khyssian !*’’

Intrigué par la remarque de son ami, l’allemand détourna un moment son regard de celui de sa petite amie pour contempler la magnifique structure qui se dressait devant la voiture, avant que sa vision ne disparaisse avec leur entrée sur le parking de l’école. L’américain détacha sa ceinture, les autres occupants du véhicule dévorant des yeux le paysage de son lieu de travail, et se tourna un peu vers ses trois compagnons. Souriant. A croire qu’il n’avait pas d’autre expression dans son répertoire, comme Saï dans une série regardée par l’allemand à une époque…

’’J’en ai pour cinq minutes !’’

Alex se tourna vers la poignée pour ouvrir sa porte et l’attrapa, mais il fut interrompu par son ami et le bruit que fait une ceinture rabattue un peu trop rapidement.

’’Je peux venir avec toi ?’’

Lâchant sa porte, l’américain se tourna vers Jon pour lui répondre.

’’J’ai juste quelques affaires à prendre… Og hugsa um Von svefn !’’

Alex embrassa l’islandais furtivement, et l’air vexé qu’arborait jusque là Jon disparut avec. Puis l’américain se faufila en dehors du véhicule avant de glisser un dernier commentaire, un peu moqueur.

’’Et puis tu traînerais dans les couloirs !‘’

Sur-ce, Alex s’en alla, laissant son petit ami rieur et tirant la langue derrière lui, provoquant un accès d’exaspération chez l’allemand qui baissa la tête de honte. Un sourire aux lèvres, surtout à cause de la réaction de son compagnon, Lynda tira un peu sur sa ceinture et s’approcha de Karl pour le prendre dans ses bras. Puis, oubliant le tic de l’islandais à l’avant, toujours à brasser de l’air pour l’irlandaise, elle prit le menton de son ami pour lui relever la tête. Les deux jeunes amoureux échangèrent un doux regard rêveur et pétillant de joie de vivre avant d’unir leurs lèvres dans un silence d’or. Leurs yeux se fermèrent durant cet échange de douceur, où leurs langues dansaient avec frénésie entre leurs bouches jointes. Dragniz, qui s’était posé à ce moment là à proximité du véhicule, allait dire quelque chose à Karl lorsqu’il aperçut la scène. Un sourire illumina le visage du griffon qui semblait partager le bonheur de son compagnon. Puis il ferma les yeux et s’en retourna dans les airs pour laisser un peu d’intimité à ses petits protégés maintenant. Pendant ce temps, les secondes filaient à une vitesse impressionnante pour les deux adolescents qui s’échangeaient le miel de leurs bouches au milieu de la fête donnée par leurs langues. Enfin, dans un petit son qui se mêla à un gros bruit d’ouverture de coffre, les amoureux se séparèrent un peu l’un de l’autre, toujours tenus par la main. Alex était enfin de retour. Enfin, enfin désignait quelque chose de très vague pour les deux adolescents à ce moment-là, et d’ailleurs, lorsque l’américain leur demanda après avoir redémarré la voiture ’’Ça va ? J’ai pas été trop long ?’’, ils ne surent pas trop quoi lui répondre. Un léger ’’Nei.’’, voulant probablement dire non, sortit de la bouche de l’islandais, et les jeunes à l’arrière se turent. Se ré-intéressant quelque peu à ce qui se passait à l’avant, Karl vit Jon s’amuser à secouer les cheveux de son petit ami, projetant des petits filaments blanc sur le sol.

’’Il neige de nouveau, dehors ?’’

Toujours son sourire sur son visage, l’américain commença à manœuvrer pour sortir de sa place en reculant l’automobile, tandis qu’il répondait à l’islandais.

’’C‘est juste quelques flocons… On devrait quand même arriver à Khyssian.’’

Puis le chemin pour se rendre à Khyssian fut entamé sous les cristaux blanchâtres qui tombaient du ciel, Alex maîtrisant parfaitement son véhicule malgré toute cette neige au sol. Enfin, une demi-heure plus tard, les portes de l’université de Karl se dressaient devant la voiture. Grâce à un badge, encore une fois, le groupe put pénétrer au sein de l’école et l’américain vint garer son automobile sur le parking réservé aux professeurs. Les deux adolescents se lâchèrent alors pour laisser Lynda récupérer ses affaires là où elle les avait posées, et les quatre humains se mirent en route dans le parc de Khyssian. Les yeux de Lynda pétillaient d’étonnement face aux bâtiments de l’université, et son bras croisé à celui de son petit ami, elle était dans un rêve plein de blancheur… Finalement, ils arrivèrent au hall principal où pas un chat ne traînait là. Le calme semblait régner dans les couloirs, la plupart des élèves devant sûrement profiter de leur dernière journée de repos. Ah si, il y en a deux qui passèrent en courant devant les quatre amis, lorsqu’ils arrivaient devant les immenses escaliers de l’établissement. Enfin, aux yeux de Karl, un cheval et un chat les suivaient, mais pour Lynda, c’était juste deux adolescents qui couraient dans les couloirs. Arrivant derrière eux tranquillement, Dragniz fit une petite remarque en voyant passer les deux animaux.

’’*A ton avis, si elle se fait renverser par quelque chose d’invisible, elle dira quoi Lynda ?*’’

Mais Karl n’eut pas le temps de répondre à cette hypothèse, ne préférant même pas s’imaginer la scène, car l’américain prit la parole aussi.

’’Karl, Lynda ? Je vais déposer mes affaires et avec Jon, on doit régler un petit truc. On se retrouve dans une demi-heure devant la salle de musique ? Karl tu sais où c’est ?’’

Karl répondit à l’affirmative d’un mouvement de tête et le sourire aux lèvres, tandis que les deux hommes s’en aller dans les escaliers. Une fois qu’ils eurent disparu de leur champ de vision, l’allemand se retourna vers sa petite amie pour l’embrasser durant quelques secondes, avant qu’elle ne propose quelque chose à faire, un sourire de malice en coin.

’’Hmm… on a le temps d’aller faire un tour dans ta chambre ? J’aimerais voir comment c’est…’’

Prenant un air pensif, comme pour jouer avec l’irlandaise, Karl s’informa un peu de la situation actuelle de sa chambre.

’’*Dragniz ! Ma chambre, là, c’est le bordel ou c’est rangé ?*’’

’’*Heuu… ben, le temps que vous montez, ça devrait aller. Je monte voir ça.*’’

’’Bon… tu me suis ?’’

Et main dans la main, les deux amoureux s’en allèrent dans les escaliers pour rejoindre l’étage des chambres masculines. Dragniz les doubla en volant légèrement au-dessus d’eux. Il a d’ailleurs failli se cogner au passage, mais qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour son ami ? Karl s’arrêtait régulièrement pour embrasser son amie et laisser le griffon gagner du temps avec leur chambre, mais au bout de dix minutes, ils arrivaient devant la porte de sa chambre. Sa porte n’étant pas fermée, l’allemand la poussa et s’introduisit avec sa compagne dans la pièce. Sans que ce soit un bordel absolu, le rangement avait été assez efficace. D’ailleurs, le griffon n’avait pas eu le temps de s’en aller et se posa alors dans un coin de la pièce pour laisser tranquille son ami. Lynda parcourut les murs des yeux avant de se retourner vers son copain, qui avait fermé la porte derrière eux. Un sourire aux lèvres, leurs corps se collèrent l’un à l’autre pour s’embrasser éperdument. Leurs mains, enfin déliées de spectateurs, se faufilèrent dans leurs dos pour se caresser la peau sous leurs vêtements, et les deux adolescents laissèrent libre cours à leurs cœurs dans un long échange de câlins. Le temps coulait comme de l’eau dans un sablier et ils ne pensaient plus à rien, frottant leurs lèvres ensemble pour garder l’odeur de l’être aimé, jouant avec leurs langues… mais heureusement, Dragniz avait gardé un peu la notion du temps, et décida tout de même d’interrompre ses deux amis.

’’*Karl ! Tu as deux minutes pour rejoindre les autres en bas… enfin, je dis ça, je dis rien hein ?*’’

Un peu déçu que ça s’arrête, Karl s’échappa des bras de l’irlandaise pour lui dire qu’il était temps d’y aller, puis un dernier baiser plus tard, les deux amoureux s’en allèrent dans les escaliers. Dragniz les suivait tranquillement, sur leurs pattes (ou ses pattes plutôt…). Enfin, ils arrivèrent devant la porte de sa salle de musique, encore fermée. Heureusement, un islandais étant dans l’autre groupe, l’allemand et l’irlandaise n’était pas en retard ; surtout que le griffon avait pris un petit peu de marge avec le temps. Mais seulement une minute après, les deux hommes arrivèrent, tout guillerets.

’’Héhéhé… on a failli vous attendre !’’

Et le sourire aux lèvres, toujours la main de son amie dans la sienne, Karl laissa passer Jon devant le couple pour ouvrir la porte de la salle de musique…

[HRP]Je sais… j’ai été trèèès long… mais bon, avoue que ma réponse compense un peu, hein ? Smile [/HRP]




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Quand un artiste prend ses ailes pour s'envoler dans un monde fantastique... ça donne ça !



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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Ven 13 Avr - 4:36

Après quelques marches, Alex glissa discrètement sa main dans le dos de Jón et commença à le chatouiller doucement. L’islandais retint une légère exclamation et accéléra sa course pour éviter ainsi la redoutable attaque de son petit ami hilare. Alex fit de même et les deux garçons grimpèrent alors les escaliers en courant, transformant ainsi cette simple promenade dans les couloirs en une course effrénée entre Alex et Jon. L’étage des garçons se situant au troisième de l’université, le jeune couple arriva légèrement essoufflé en haut des escaliers, mais cela ne sembla pas les arrêter et la cavalcade continua jusqu’à la chambre de l’islandais. Une fois devant la porte, les deux amis reprirent leur souffle et remercièrent intérieurement quiconque voulait l’entendre, de n’avoir croisé personne dans les couloirs. Enfin, après tout, ils s’en fichaient un peu. L’important était d’être simplement soi-même, et sur ce point, ils y arrivaient très bien. Peu de temps après, ils furent rejoint par Von et Kara qui, pour une fois, n’avaient pas daigné accélérer le pas et avaient donc un peu de retard.

- * Pfff… Vous auriez pu nous attendre ! *

- * D’habitude, tu ne nous attends pas, toi… *

Le silence qui s’installa entre les deux compagnons fut comprendre à l’islandais que sa dernière remarque avait vexé le goupil et que ce dernier devait donc bouder dans son coin, du moins pour les quelques minutes à venir. Jon ouvrit doucement la porte et les quatre amis pénétrèrent dans le petit salon intermédiaire. Une fois de plus, son colocataire était absent ou devait se terrer dans sa chambre, ce qui n’était pas pour déplaire à Jon car ainsi, il pouvait se promener en sous-vêtements entre sa chambre et la salle de bain ou bien ramener quelques personnes. Cela fit d’ailleurs apparaître une nouvelle idée dans son esprit, à savoir qu’Alex n’avait jamais rencontré son colocataire et qu’il faudrait faire les présentations d’ici peu, surtout si le jeune américain passait la nuit à Khyssian. Il fallait dire que Jon passait beaucoup de temps hors de sa chambre les week-ends, du moins certains, et également assez dans sa salle de musique. Cela ne lui laissait donc pas vraiment le temps de sympathiser avec son voisin de chambrée, sans compter sur le caractère introverti de l’islandais, et à part quelques courtes discussions, les deux hommes se contentaient généralement des formules de politesse. Les deux humains se dévêtirent de leurs manteaux et chaussures, comme c’était la coutume en Islande, puis Alex s’avança en chaussette dans la pièce, son sac à dos à la main.

- J’ai le temps de me changer ?

- * Et quand est-ce qu’on mange ? *

Jon se sentit tout à coup submergé de questions et se observa ses deux compagnons avec de grands yeux en soupirant discrètement, avant de répondre.

- Alex, oui… Et je vais le faire également… Von, j’arrive, laisse-moi le temps de rentrer !

L’américain fut amusé par la réponse de son ami, qui devina l’impatience du goupil, et se faufila dans la pièce du fond, à savoir la chambre de l’islandais. Il fut vite rejoint par Jon et son renard affamé qui dansait presque autour de son compagnon.

- * J’ai faim… J’ai faim… *

Jon attrapa la gamelle de Von qui trainait dans un coin et y versa un peu du mélange spécial qu’il préparait pour le renard dans les cuisines de l’établissement. Échanger des recettes et des services entre chefs était vraiment une bonne chose.

- * Voilà ! Estomac sur patte… *

Le goupil se précipita sur le récipient en métal et ne pipa plus mot à Jon une fois qu’il l’eut remercié pour son repas. Entre temps, l’américain avait posé son sac sur le lit et l’avait éventré pour en sortir quelques affaires à mettre.

- Il faut peut-être qu’on se dépêche ?

L’islandais regarda sur son portable et constata qu’il n’y avait pas vraiment d’urgence, ce qu’il signifia à son compagnon, maintenant torse nu. Jon en profita alors pour venir enserrer son ami dans ses bras et respirer l’odeur de ses cheveux, chose qu’il adorait faire. Alex se retourna et embrassa l’islandais en se mettant sur la pointe des pieds avant de se blottir contre son petit ami. Leur étreinte dura ainsi un long moment, qui parut aux deux garçons n’être qu’une fraction de seconde, jusqu’à ce que Von intervienne.

- * Je ne voudrais pas déranger mais… L’heure tourne ! Et il ne va bientôt plus vous rester beaucoup de temps pour parler au directeur… *

L’islandais rouvrit les yeux et contempla de nouveau son téléphone qu’il réussit à saisir dans déranger l’américain.

- Alex ? Je crois que maintenant, il faudrait qu’on se dépêche…

Le jeune garçon quitta à contre cœur les bras de l’islandais en pestant intérieurement après le fichu sablier qui se dévidait sans relâche, et enfila la chemise qui trainait sur le lit tandis que Jon fouillait dans son armoire à la recherche de quelque chose. Le musicien attrapa les premiers vêtements qui lui vinrent sous la main et enleva les habits qu’il portait alors. Après quelques minutes, les deux garçons furent prêts et lorsqu’ils prirent enfin le temps de se regarder l’un l’autre, ils éclatèrent de rire. Ils portaient tous les deux un jeans, ce qui à première vue n’est pas si anodin, mais également la même chemise, du moins presque. Celle de Jon était noire et les manches lui tombaient sur les mains tandis que celle d’Alex était blanche et les manches se trouvaient être beaucoup plus courtes, sans compter que le jeune américain les avait légèrement tirées en arrière sur ses bras. Le goupil, tiré de ses songes par l’hilarité générale, se tourna alors vers les deux garçons et ne put retenir une exclamation de même qu’un éclat de rire.

- * Bah vous êtes beaux… Au moins, vous serez chic pour aller voir le directeur ! *

Intérieurement, le goupil songeait que Dragniz allait encore pouvoir se moquer de Jon et Alex, quoique cette fois-ci leur excentricité n’était pas si marquée. C’était d’ailleurs même une tenue tout à fait correcte, si l’on omettait le fait que les deux garçons portaient presque la même. Mais, lorsque l’islandais se retourna, l’idée d’une tenue dite « normale » disparue de l’esprit du renard. La chemise de Jon comportait en effet quelques longues plumes noires aux reflets irisés, ce qui s’accordait avec le vêtement, qui sortaient de son col et dont les pointes retombaient sur son épaule droite.

- On y va ?

Alex acquiesça et les deux garçons s’apprêtaient à sortir de la pièce lorsque Jon remarqua que Von les suivait, un sourire aux lèvres en regardant les plumes s’agiter.

- * Von, tu pourrais rester là avec Kara s’il te plait ? Lynda ne peut pas vous voir, ce serait vraiment plus pratique… *

Le goupil grommela quelques instants mais finit par accepter et retourna alors s’installer sur le lit, aux côtés de l’oiseau.

- Soyez sage…

Jon esquissa un sourire à cette remarque.

- Même si pour Von, c’est presque perdu d’avance…

Et Alex éclata de rire tandis que l’islandais se faisait couvrir de jurons dans plusieurs langues de la part de son compagnon. Jon referma la porte, également hilare, et une fois que les deux garçons eurent de nouveau leurs manteaux sur le dos et leurs chaussures aux pieds, ils sortirent du petit salon. Il leur restait maintenant une dizaine de minutes pour parler au directeur, ce qui devait normalement suffire amplement. Jon et Alex descendirent donc les escaliers, plus doucement cette fois, et se retrouvèrent de nouveau au rez-de-chaussée, toujours aussi vide. Jon menait la marche, une dizaine de centimètres devant, et conduisit alors son petit ami jusqu’au bureau du directeur qui, par chance, ne semblait abriter que son propriétaire. L’islandais toqua à la porte en bois, sur laquelle trônait une magnifique inscription en lettres d’or, qui indiquait que les deux garçons étaient effectivement au bon endroit. Peu de temps après, une voix masculine et dans laquelle l’expérience de nombreuses années était perceptible, leur répondit d’entrer.

L’entretient dura plus longtemps que prévu mais les deux garçons obtinrent ce qu’ils voulaient, à savoir l’autorisation qu’Alex séjourne une nuit dans l’université. Bien sûr, le directeur avait spécifié que cela ne devait pas se produire trop souvent et qu’ils devaient rester discret et ne pas le clamer dans toute l’école. Jon et Alex avaient évidemment approuvé ces remarques et la discussion se tourna alors vers un tout autre sujet. Les trois humains discutèrent ainsi des cours de musique, de l’université et de bien des choses. C’est ainsi que les deux garçons ressortirent du bureau avec un grand sourire, près de quinze minutes plus tard, et Alex confia à Jon qu’il trouvait le directeur de cette école très sympathique. En voyant l’heure, Jon et l’américain pressèrent alors le pas pour rejoindre la salle de musique où les attendaient déjà Karl et Lynda, accompagnés de l'imposant griffon.


- Héhéhé… on a failli vous attendre !

Les deux garçons esquissèrent un sourire avant de dépasser les deux adolescents dans le couloirs pour s'approcher de la porte. Après quelques tours de clef, Jon pénétra à l’intérieur de sa salle, qu’il n’avait pas vu depuis près de deux semaines. Son premier réflexe fut de se précipiter vers le local qu’il ouvrit à l’aide d’une seconde clef, et de vérifier si ses instruments étaient encore là. L’américain, quant à lui, fut le dernier à entrer et claqua donc la porte derrière lui, ce qui émit un petit clac sonore. Puis, apercevant Jon s'enfuyant vers le local, il afficha un sourire amusé. L'islandais tenait vraiment à ses instruments. Une fois rassuré, le musicien revint dans la pièce principale qui, par chance, semblait à peu près rangée, et enleva sa veste brune qu’il posa sur le bureau. Les autres firent de même et bientôt, le meuble en bois se transforma en un tas de vêtements. Mais cela n’empêcha pas Jon de trouver une mince place sur le bureau et de s’y asseoir, au milieu des manteaux, malgré le fait que de nombreuses chaises trainaient en tas le long du mur.

- La salle d’enregistrement est là-bas, au fond.

Il désigna alors la porte en bois qui se trouvait tout au fond à droite, derrière la batterie. Puis, l’américain prit la suite de son compagnon en venant se mettre debout aux côtés de ce dernier, toujours assit.

- Le seul problème est de savoir ce que l’on veut enregistrer.

L’islandais à la chemise à plume ajouta alors une dernière remarque.

- Lynda, de quoi joues-tu ?

La jeune irlandaise leur signifia alors qu’elle jouait du synthétiseur et du violon depuis pas mal d’années. Les deux garçons se plongèrent alors dans une réflexion profonde, cherchant dans leur répertoire de musicien.

- Inní mér syngur vitleysingur ? Sans batterie, ça ne dérangera pas…

Quelques secondes s’écoulèrent avant la réponse de l’américain.

- Ouais… Heysátan ?

- Pourquoi pas… Ça pourrait être sympa...

Un silence se fit de nouveau dans la pièce durant un certain temps. Le jeune couple ne semblait pas vraiment comprendre le sens profond de l’échange qui avait lieu sous leurs yeux et devait effectivement être légèrement perdu.

- Starálfur ? Pas de basse... Enfin une contre-basse mais...

- Gítardjamm ?

- Il n‘y a que des violons et une guitare...

- Hengilás ?

- Oui… On pourrait transposer pour le violon…

- Le problème, c’est qu’il faudrait une batterie pour presque tout les morceaux...

- Ou bien on tente l’improvisation ?

Les deux garçons se tournèrent alors vers le jeune couple et les interrogèrent du regard.

- Vous avez une préférence ? A moins que vous aillez des suggestions ?

Jon se pencha alors vers son petit ami et lui murmura quelque chose avant d’achever.

- Moi j’aime bien inní mér syngur vitleysingur…

L’américain afficha un sourire discret et termina l’échange entre les deux garçons par une dernière phrase.

- Ce soir si tu veux…

Puis, Jon et Alex reportèrent leur attention sur Karl et Lynda, qui venaient également d’achever leur discussion.



[HRP] Oui je sais... je n'ai que ça à faire à cette heure-ci XD Bah au moins je suis rapide ! ^^ Et... Je rêve ou nos RPs rallongent de plus en plus ? O.o [/HRP]

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
Tjùùùù...


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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Ven 20 Avr - 15:52

Les deux amoureux sourirent à la remarque de l’allemand et passèrent devant les adolescents et le griffon pour ouvrir la porte. Jon sortit la clef de sa poche et après quelques petits tours au sein de la serrure, un petit déclic annonça l’ouverture de la salle. Karl vit alors l’islandais marcher rapidement à l’intérieur de la pièce, tandis qu’Alex laissait ses plus jeunes amis passer devant lui. Karl s’avança alors dans la pièce, tenant Lynda par la main, et Dragniz les suivit tranquillement derrière. Alex ferma la porte derrière eux et rejoignit tout le monde dans la salle de cours. Jon s’était précipité vers le local à instruments à son entrée, sûrement pour vérifier que tout était toujours en place. L’allemand espéra d’ailleurs que personne n’avait touché à sa basse durant les vacances non plus, mais il le verrait bien assez tôt se dit-il. Enfin, l’islandais revint dans la salle de musique et enleva sa veste pour la poser sur le bureau. Suivant l’exemple du plus vieux, les autres humains firent de même avec leurs vêtements en trop et il ne resta plus beaucoup de place sur le meuble pour quoi que ce soit assez rapidement… à part les fesses de Jon qui réussit à s’asseoir sur la construction de bois.

’’*Il n’a pas remarqué qu’il y avait des chaises un peu partout ici ?*’’

Karl eut du mal à ne pas sourire à la remarque de son compagnon, mais il se rapprocha un peu de son amie pour croiser leurs bras autour de leurs mains, entre eux, en attendant la suite des événements.

’’La salle d’enregistrement est là-bas, au fond.’’

L’islandais désigna alors du doigt une porte au fond à droite de la pièce, juste derrière la batterie, rappelant de bons souvenirs à l’allemand… avec son premier cours de musique de l’année… mais il fut sorti de sa rêverie par Alex qui s’était posté aux côtés de son petit ami.

’’Le seul problème est de savoir ce que l’on veut enregistrer.’’

Et cette remarque impliquait forcément une question à la nouvelle venue, car seul Karl l’avait un peu interrogée jusque là.

’’Lynda, de quoi joues-tu ?’’

’’Et bien… j’ai commencé le violon il y a pas mal d’années et j’ai débuté le piano, puis le synthétiseur, peu d’années après… donc j’ai un assez bon niveau dans les deux cas.’’

L’information plongea les deux musiciens professionnels dans de lourdes réflexions… avant qu’ils ne commencent à énumérer les différents morceaux qu’ils connaissaient dans leur maigre répertoire assez personnels tout de même…

’’Inní mér syngur vitleysingur ? Sans batterie, ça ne dérangera pas…’’

Un léger blanc, ou vide sonore selon les préférences, s’installa durant quelques secondes avant qu’Alex n’enchaîne avec une autre proposition, toujours dans les mêmes tons.

’’Ouais… Heysátan ? ‘’

’’Pourquoi pas… Ça pourrait être sympa...’’

Karl crut à un moment qu’ils avaient réussi à se décider, les noms étranges lui faisant penser que c’était des morceaux du groupe de Jon, mais malheureusement, les deux garçons semblaient avoir du mal à choisir.

’’*J’ai l’impression qu’on n’est pas rendus, si tu veux mon avis…*’’

’’*Ouais… t’as sûrement pas tort vieux… mais bon, ils nous ont rien demandé à nous en même temps !*’’

’’Starálfur ? Pas de basse... Enfin une contre-basse mais...’’

’’*Pourquoi ? Vous avez des idées vous ?*’’

’’Gítardjamm ?‘’

’’*Lynda a ramené des morceaux qu’elle a écrits elle-même.*’’

’’*Ah… et t’as regardé si ça valait le coût au moins ?*’’

’’Il n‘y a que des violons et une guitare...’’

Lynda semblait s’ennuyer un peu et avait fermé les yeux pour profiter de la présence de son petit ami à sa gauche, comme elle était la seule à n’avoir personne avec qui discuter…

’’*Oui, moi j’aime bien… ça ressemble un peu au style du groupe de Jon, un peu de magie, de douceur et beaucoup de vibrations !*’’

’’*Pourquoi pas ? Après tout, ça peut être sympa…*’’

’’Hengilás ?’’

’’*Pff… et ils sont encore à essayer de se decider eux…*’’

’’Oui… On pourrait transposer pour le violon…’’

’’*Ouais… mais ils vont pas tarder à finir de faire le tour de tous leurs morceaux je pense… enfin… j’espère…*’’

’’Le problème, c’est qu’il faudrait une batterie pour presque tout les morceaux...’’

’’*C’est bien malin…*’’

’’Ou bien on tente l’improvisation ?’’

’’*Ah ! Enfin une proposition où ils semblent d’accord.*’’

Et se sentant interrogé par les deux garçons, l’allemand se re-concentra sur leur présence pour ne pas louper leur question, maintenant qu’ils avaient trouvé quoi faire.

’’Vous avez une préférence ? A moins que vous aillez des suggestions ?’’

Et pendant que les deux hommes se chuchotaient des choses dans leur coin, Lynda et Karl s’étaient mis face à face pour discuter de leur côté aussi.

’’On fait quoi, on fait d’abord de l’improvisation pour se chauffer un peu ?’’

’’Pourquoi pas ? J’ose pas trop proposer mes morceaux, ils sont si géniaux que ça…’’

’’Chuuut… on verra ça tout à l’heure ! Bon, ben, c’est parti pour un peu d’improvisation alors…’’

’’Merci Karl…’’

Le sourire revenu sur les deux visages du jeune couple, l’allemand répondit à la question de l’américain.

’’Ben, on est plutôt pour l’improvisation, pour se chauffer un peu.’’

Les deux aînés du groupe approuvèrent de la tête et le plus grand descendit de son perchoir pour rejoindre les autres sur la terre ferme. Karl alla dans le local pour aller prendre une guitare basse, comme il n'avait pas pensé à prendre la sienne avant de descendre de sa chambre. Il écouta alors le son provenant de deux basses qui se trouvaient dans le local, et aimant la musique sortant de l'une, il la prit dans ses bras, saisit un ampli dans la main gauche, avant de revenir vers la salle d’enregistrement. Tout le monde était déjà entré dedans, mais Jon s’avança vers lui et l’arrêta, la main sur l’épaule, pour lui glisser un conseil, regardant d’un coin de l’œil le griffon qui était allongé dans un coin de la salle.

’’Karl... Si tu pouvais dire à Dragniz de... De rester hors de la salle d'enregistrement... Elle est assez étroite et ce serait mieux... Autant pour Lynda que pour les instruments... Takk...’’

’’T’inquiète pas, je vais faire passer le message.’’

Et suivant l’islandais dans la salle, Karl laissa le commentaire à son ami.

’’*Dragn’ ? Fais attention si tu nous suis dans la pièce, essaie de pas faire remarquer ta présence à Lynda hein ?*’’

’’*Hmm… je vois le truc oui. Ben, je vais faire attention, fais moi confiance Karl. Je vais vous écouter d'ici...*’’

’’*Merci !*’’

Il restait juste à décider si l’irlandaise allait chercher un violon dans le local, ou si elle prenait un synthé pour cette impro… mais cette question restait à être élucidée par les maîtres musiciens !

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Quand un artiste prend ses ailes pour s'envoler dans un monde fantastique... ça donne ça !





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MessageSujet: Re: Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"   Lun 23 Avr - 23:02

Quelques secondes de silence s’écoulèrent dans la pièce, durant lesquelles Jon put s’amuser à entortiller la mèche de cheveux derrière sa tête autour de son index droit. Puis, Karl répondit aux nombreuses questions des deux garçons avec un sourire discret.

- Ben, on est plutôt pour l’improvisation, pour se chauffer un peu.

L’islandais et Alex acquiescèrent d’un signe de tête et Jon dut alors descendre de son siège insolite en effectuant une légère pression de ses deux mains sur le bord du meuble. Une fois revenu sur la terre ferme, Jon se mit à réfléchir au type d’instrument qu’il allait prendre. Pendant ce temps, Karl avait disparu dans le local, surement à la recherche d’une basse et d’un ampli. Alex, qui n’avait avancé que d’un pas lorsque son petit ami était descendu, se rapprocha alors de l’islandais et vint résoudre le problème de Jon en lui chuchotant doucement une suggestion.

- On prend deux pianos ?

Le musicien esquissa alors un sourire à son ami et acquiesça doucement en islandais. Puis, l’américain se dirigea vers l’irlandaise, la sortant ainsi de sa solitude, et Jon concentra alors son attention sur les autres personnes présentes dans la pièce. Il observa le jeune allemand passer avec son instrument et son ampli dans les bras, ce qui n’avait rien d’anormal, mais juste derrière lui, l’imposant griffon somnolait dans un coin de la pièce, ce qui, en soi, n’était pas dérangeant non plus mais qui allait le devenir si la créature voulait les suivre. Le musicien réfléchit que cela allait peut être poser problème, autant pour Lynda qui ne pouvait le voir et risquait de se cogner contre une masse invisible, que pour les instruments fragiles qui étaient nombreux dans l’étroite pièce. Jon s’en fut alors stopper le garçon dans sa course tandis qu’Alex guidait Lynda dans la salle d’enregistrement au fond de la salle. L’islandais posa amicalement sa main sur l’épaule du garçon pour attirer son attention, remarquant au passage que, finalement, la petite taille d’Alex était appréciable, et lui fit part de ses réflexions en jetant parfois un coup d’œil au griffon.

- Karl... Si tu pouvais dire à Dragniz de... De rester hors de la salle d'enregistrement... Elle est assez étroite et ce serait mieux... Autant pour Lynda que pour les instruments... Takk…

Le jeune allemand, qui depuis le temps s’était habitué à l’islandais et ne présentait presque plus aucune trace de sa timidité première, lui répondit avec une voix détendue.

- T’inquiète pas, je vais faire passer le message.

Jon remercia de nouveau Karl pour sa compréhension et s’en fut rejoindre les autres dans la salle, un sourire aux lèvres tant à l’idée de faire de la musique qu’à celle de passer encore en peu plus de temps avec ses amis, et surtout avec Alex. L’islandais traversa vite la pièce et après quelques instants, il se retrouva au milieu des divers micros, fils et autres qui trainaient en abondance. La salle d’enregistrement était plus petite que la principale de Sundlaugin mais ces proportions étaient tout à fait correctes, surtout pour celle d’une université. Les murs alternaient une couleur blanche immaculée et des zones faites de bois clair. Une fenêtre apportait de la clarté à la pièce et le sol en parquet s’accordait avec les autres couleurs. De nombreux pieds de micro vides étaient alignés contre les murs et la salle ne semblait pas avoir été très bien rangée, ce qui n’était pourtant pas le cas. Il était simplement dur de trouver une place à tant de matériel et il fallait donc bien occuper l’espace vide de la pièce. Au fond, une porte donnait sur la salle de mixage, remplie de tables noires pleines de boutons, et une grande vitre légèrement teintée permettait à ceux qui s’occupaient du son de communiquer avec les musiciens. Dans la salle d’enregistrement, quelques chaises étaient empilées dans un coin et un magnifique petit piano électrique en bois foncé trônait près d’un mur, non loin d’une batterie aux caisses ornées de bleu.

Une table roulante en métal trainait également au milieu de la pièce, occupée par un verre vide, un casque et son fil, de même que par un rouleau de gros scotch bleu et par un micro. Quelques petites tables de mixages portables, montées sur des pieds, étaient également accessibles, permettant ainsi d’éviter les allers retours incessants entre les deux salles si le travail sur le son n’était pas trop important. Deux guitares étaient installées sur leur pied, aux côtés d’un second piano électrique en bois clair, d’un synthétiseur et de deux vibraphones. De nombreux amplis noirs de diverses tailles occupaient une bonne partie de l’espace, malgré le fait qu’ils soient empilés les uns sur les autres. Dans un coin, une étagère regroupait une partie du matériel utilisable, comme des pédales pour les guitares, des micros et des casques, et offrait ainsi aux musiciens la possibilité de laisser des affaires et de ne pas avoir à ramener chaque fois du matériel depuis le local de la salle de musique. Alex s’afférait déjà à préparer et rassembler les affaires dont ils avaient besoin, à savoir principalement des micros.


- Pour s’échauffer, je propose que l’on commence en acoustique. Vous êtes d’accord ?

L’islandais, qui s’était également mis à la recherche d’un micro pour accrocher sur le petit piano, fit entendre un « Já », accroupi près d’un méli-mélo de fils en tout genre, avant de pester contre le dernier utilisateur de cette salle. Les deux adolescents qui attendaient patiemment au milieu de la pièce n’émirent aucun refus et l’américain conclut que sa proposition était acceptée. Pendant ce temps, Jon avait trouvé l’objet de ses recherches et s’était relevé, à temps pour donner quelques instructions aux deux plus jeunes qui, pour l’instant, étaient assez inutiles.

- Lynda, il doit y avoir des violons dans le local… Karl, tu peux l’y emmener ? … Takk !

Et tandis que le jeune allemand posait son instrument et l’ampli dans un coin avant de suivre sa compagne hors de la pièce, Jon s’en fut installer son micro sur un pied près du piano. L’appareil devait se trouvait à la bonne hauteur pour prendre la voix de l’islandais, sans le gêner dans ses mouvements pour jouer. Il allait également devoir installer deux plus petits pour prendre le son du piano. L’installation était la partie la moins appréciée des musiciens, et il était assez simple de deviner les raisons.

- Jon !

L’islandais s’arrêta dans son travail, de toute manière achevé, et leva la tête vers Alex qui se tenait près du piano en bois clair. Apparemment, son petit ami avait besoin d’aide, et sa remarque le confirma d’ailleurs.

- A l’aide !

Le musicien se leva alors du banc de son instrument et s’approcha d’Alex avec un grand sourire.

- J’arrive.

Une fois que Jon fut à ses côtés, l’américain expliqua son problème, à savoir qu’il ne pouvait pas déplacer le piano seul sans l’abimer. L’islandais saisit alors l’une des extrémités tandis qu’Alex s’occupa de l’autre et, ensemble, ils amenèrent l’instrument à la place appropriée, plus en avant dans la salle et près du second piano. Les deux adolescents revinrent dans la salle à l’instant où les garçons posaient l’instrument au sol et Jon se mit à songer à une synchronisation presque parfaite.

- Merci…

L’islandais et Alex, dont la présence des deux jeunes adolescents n’avait pas semblait arrêter plus que cela, s’avancèrent de quelques pas vers le centre de la pièce pour avoir une vue d’ensemble. Il manquait des micros et quelques amplis à brancher aux divers instruments. Jon posa sa main gauche sur ses hanches et se gratta la nuque de la main droite, la tête légèrement penchée en avant, signe d’une réflexion profonde sur la situation. Pendant ce temps, le jeune américain s’était remis à la recherche du matériel manquant pour la sonorisation de son piano et fouillait dans les nombreux fils enroulés autours des pieds le long du mur. Après quelques instants seulement, Alex retrouva la prise jack correspondante à celle qu’il voulait et se redressa avec, remarquant par la même occasion l’inactivité des deux adolescents.

- Oh, Karl, Lynda ! Il y a de la place pour vous installer près des pianos…

L’américain désigna ainsi la place restante, assez grande tout de même, qui se trouvait effectivement autour des deux instruments couvert de bois.

- Lynda, Jon va t’apporter ce qu’il faut et… Karl, tu dois savoir comment installer une prise de son acoustique, nan ?

Le jeune allemand fit signe que oui et s’en fut chercher le matériel dont il avait besoin, hésitant tout de même sur l’endroit où il pouvait trouver tout cela. L’islandais fut tiré de ses pensées par la remarque de son compagnon, qui mentionnait son nom. Il lui fallut quelques secondes avant de retrouver le fil de la réalité et lorsqu’il aperçut les yeux de Lynda posés sur lui, il comprit assez vite ce qu’il devait faire et s’en fut fouiller à la recherche d’un micro pour capter le son de l’instrument de l’irlandaise. Pendant ce temps, Alex installait son propre matériel, tandis que Karl était légèrement ralentit par la discussion qu’il avait avec sa compagne. Après bien cinq minutes, tout le matériel dont ils avaient besoin avait été installé et ils étaient enfin prêts à enregistrer leur improvisation en acoustique, du moins presque.

- L’électronique… C’est toujours le plus dur à installer…

Jon dévoila ses canines dans un éclat de rire avant d’ajouter une remarque en soupirant, l’air amusé.

- Des heures entières à régler…

Et d’ailleurs, c’était bien ce qui les attendait. Non pas des heures durant, mais il fallait bien vérifier que le son était capté par tous les micros et qu’il rendait bien. Alex s’en fut alors dans la salle de mixage et rectifia ce qu’il fallait tandis que chacun essayait son instrument. Jon chantonna quelques mots dans son propre micro et s’occupa de tester le piano de son petit ami. Pendant ce temps, Alex réglait le volume de chaque instrument et ajustait les autres réglages, donnant ainsi des tonalités particulières à tel ou tel instrument. Enfin, le travail n’était pas énorme car pour aujourd’hui, c’était un simple amusement et ils ne comptaient pas vraiment retoucher le son jusqu’à la perfection. L’américain revint donc assez vite de la seconde salle et s’installa derrière son instrument.

- Prêts ?

Chacun acquiesça en silence et les doigts d’Alex commencèrent alors à danser sur les touches noires et blanches du piano. Les accords ainsi joués ressemblaient à ceux de Samskeyti mais ils étaient beaucoup plus lent et créaient ainsi une atmosphère aux airs plus sombres que ceux du morceau des islandais, proche de celle d’Ævin Endar. Jon vint vite ajouter ses propres notes à celles de son ami et pendant presque une minute, les deux pianos jouèrent ensemble, en harmonie. L’islandais n’aperçut pas grand-chose du balai aérien de ses aurores boréales car il ferma vite les yeux et il ne prit même pas conscience du fait que les volutes colorées dansaient majestueusement autour de la jeune irlandaise qui, au moins, aurait un souvenir détendu de cette journée. Peu de temps après, le violon vint d’ailleurs s’ajouter à la mélodie, suivit par la basse et ses notes profondes. L’archet montait et descendait lentement, donnant ainsi naissance à de longues notes, appuyées par celles de l’instrument de son voisin. Le morceau semblait ainsi gagner en profondeur, tandis que les deux pianos se mêlaient pour ne former qu’une seule et douce mélodie.

Jon écoutait cela avec attention et, comme à chaque fois qu’il faisait de la musique, il ressentait en lui cette vague de bonheur intense que seul l’art pouvait lui procurer, sans compter quelques autres passe-temps. Il se laissait porter par le morceau et plus rien d’autre ne comptait à ses yeux, que de jouer ce morceau. Ses doigts semblaient animés d’une force propre et le musicien prenait plaisir à inventer ainsi la mélodie au fil des notes, sans savoir ce qu’il allait jouer la minute suivante. Puis, l’islandais jugea qu’il était temps d’apporter une dernière touche à ce morceau et il porta alors ses lèvres près du micro et laissa sa voix murmurer des sons s’accordant avec la chanson crée. Jon se contenta de chanter dans le registre grave quelques paroles en Vonlenska, lentement. Pour une fois, le visage de l’islandais était d’un calme absolu et ne reflétait aucune émotion, à part quelques froncements de sourcils discrets.

Puis, après presque sept minutes d’improvisation aux airs mélancoliques, la mélodie des deux pianos s’arrêta sur quelques longues notes ralenties. Ce fut ensuite au tour de la basse de se taire et enfin, les mouvements de l’archet sur les cordes se stoppa à son tour. Et comme à chaque fois, un silence s’installa dans la pièce. Rien ne pouvait décrire ce qu’ils ressentaient lorsqu’ils jouaient, et c’était vain de vouloir mettre des mots dessus. Chacun était plongé dans ses pensées, penché sur son instrument, et seuls les discrets sourires sur les visages laissaient deviner leur joie. Soudain, la douce voix d’Alex vint briser ce silence et sortir les musiciens de leurs réflexions.


- Une autre ?

Les regards emplis d’étoiles qui se tournèrent alors vers l’américain lui confirmèrent que la réponse était positive et personne n’eut à ajouter un mot. La musique était parfois bien plus explicite.





[HRP] Je voulais poster le message aujourd'hui parce que... Joyeux anniversaire Jón Þór ! \0/ Enfin bref... ^^ Hey, ça fait pile un an que j'ai commencé le RP avec Jon ici... Il faut fêter ça XD [/HRP]

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
Tjùùùù...


" I am a very positive guy, I am quite happy in general, so... I think that if you think positive, the… The force is with you ! Basically. "

Álafoss - Sigur Rós
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Réveil chez des inconnus avec la gueule de bois, "Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?"

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